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animaux

  • L'œuvre de la semaine (183) : la danseuse bicéphale

    Yves Juhel 326-Photo OD.JPG

    N° d'inv. 326. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Quelle drôle de bête... Après sa grande série animalière de l'été 2001, qui s'achève par de magistrales toiles peintes à l'huile, Yves Juhel étoffe son bestiaire, durant l'été 2002. Il part toutefois sur de nouvelles bases, se concentrant sur la gouache. Et pour lancer cette nouvelle saison, fin juillet, il livre une petite série atypique de "portraits animaliers" en pied.

    Si la plupart de ces œuvres représentent des animaux facilement identifiables, ce n'est pas vraiment le cas de celui-ci. Deux pattes (les autres sont-elles cachées ?), deux têtes, un seul corps... L'artiste a-t-il voulu représenter une sorte de monstre mythologique mêlant l'autruche et le cheval bicéphale ? S'agit-il tout simplement de deux animaux de la même espèce collés l'un à l'autre, au point qu'on ne peut les distinguer ? La mise en scène fait aussi penser à une étrange danseuse équine à deux têtes, vêtue d'une non moins étonnante robe en fourrure ou en plumes... La composition se distingue par ailleurs par son fond jaune sur lequel Yves Juhel semble avoir utilisé du papier bulle enduit de peinture verte, révélant une trame régulière que l'on retrouve dans une poignée d'œuvres de cette série. 

    Elle présente par ailleurs la particularité d'avoir été peinte sur quatre feuilles de papier assemblées, lui donnant la dimension totale de 130,5x100,5. Le ruban adhésif qui maintient les feuilles a souffert au fil des ans, sans toutefois dégrader l'œuvre.

    Dans le coin inférieur droit, l'artiste l'a signée et datée, du 31 juillet 2002.

    O. D.

     

     

  • L'œuvre de la semaine (182) : animal au corps rouge

    yves juhel, art, peintre, peinture, l'œuvre de la semaine, gouache, papier, 2001, animaux

    N° d'inv. 639. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    La vaste série animalière de 2001 comporte des sous-séries. Ainsi, durant le mois d'août, Yves Juhel a peint quelques animaux, pas toujours  reconnaissables, présentant la particularité d'être représentés avec un corps stylisé, par une tache de forme plus ou moins rectangulaire, dans un coin inférieur. Certaines de ces œuvres ont été peintes à l'huile, sur toile, et d'autres à la gouache, sur papier (en 65x50). Comme le tigre inventorié sous le N° 575 et présenté sur ce blog il y a deux ans, ou cet animal difficile à déterminer, que nous proposons cette semaine.

    Ici, le corps, rouge, occupe le coin inférieur gauche de la feuille de papier. Deux yeux espacés, deux naseaux, deux oreilles... Vache ? Cochon ? Rien ne permet de le déterminer. Comme souvent, l'artiste joue avec les différentes couches de peinture et les transparences. Dans le coin inférieur droit, il a inscrit sa signature et seulement un mois : celui d'août 2001.

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (178) : le tigre au traits dilués

    Yves Juhel 627-Photo OD.JPG

    N° d'inv. 627. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Ce tigre a été peint en deux temps, le 4 et le 10 juin 2001. Yves Juhel avait déjà commencé à peindre quelques animaux au début de cette même année. De même, certaines de ses huiles animalières ont été commencées dès 2000 (voir, par exemple, celles numérotées 7 et 335) avant d'être achevées des mois plus tard. Mais cette œuvre mêlant gouache et encre sur papier (65,5x50) fait partie de celles qui ont vraiment lancé son bestiaire, composé de dizaines de réalisations peintes durant cet été 2001. A l'image de celles inventoriées sous les numéros 622 et 632, en juin et juillet, l'essentiel du bestiaire est composé de gouaches. Ce n'est que plus tard, durant cet été, que l'artiste finalisera ses huiles.

    C'est ici son premier tigre, mais pas son dernier. Plusieurs autres seront peints un peu plus tard, que ce soit à la gouache (N° 575) ou à l'huile sur toile (N° 28 et 37, par exemple).

    La double date, qui figure en bas à droite avec la signature, ne laisse que peu de doute sur la manière dont l'artiste a composé cette œuvre : le 4 juin (date en noir), les parties les plus sombres de l'animal, rayures, oreilles, etc.; et le 10 (inscription en rouge, de même que la signature finale), la couleur et la forme générale du félin, estompant ou diluant certains traits réalisés le 4.

    O. D.

     

  • L'œuvre de la semaine (176) : papillon vert

    Yves Juhel 619-Photo OD.JPG

    N° d'inv. 919. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Voici l'un des 19 papillons peints par Yves Juhel du 1er au 13 juillet 2001. Une belle série, légère et colorée, au cœur de son bestiaire. Nous avons ainsi déjà vu les œuvres numérotées 537, 541, 543, 545 et 548. Voici le 619, mêlant fusain et gouache, toujours sur papier au format 65x50. Une gouache d'un vert vif dans la partie supérieure des ailes, et qui s'aquarelle progressivement dans la partie inférieure.

    Cette œuvre est signée et datée du 2 juillet 2001, inscription que l'auteur s'est amusé à marquer entre les antennes de l'insecte. Au verso, seul un nombre, incompréhensible et écrit à l'envers, apparaît : 21.

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (174) : le chien mort

    Yves Juhel 7-Photo OD.JPG

    N° d'inv. 7. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Yves Juhel a peint et dessiné de nombreux chiens durant sa trop courte carrière. Mais une seule fois un chien mort : le voici... Une œuvre sombre, d'autant plus spectaculaire qu'elle a été peinte sur une toile de grand format (194,5 x 114). Les côtes sont saillantes, le pelage terne, les yeux clos, et la posture ne laisse que peu de doutes : il s'agit bien ici d'un cadavre.

    De nombreuses dates ont été inscrites au dos de cette toile par l'artiste. A n'en pas douter, si Yves Juhel a sans doute passé du temps à peindre le sujet, il en a également consacré beaucoup au fond, comme sur toutes les huiles en grand format qu'il a peintes durant ces années 2000 et 2001. Une énergie dépensée sur les fonds confirmée par ses amis artistes de l'époque. La première date qui apparaît est celle du 20 mai 2000. Puis suivent les 1er, 2, 5 et 15 juin, les 22, 28 et 30 juillet, et le 2 août. Avant une ultime date le 1er août 2001. Soit une année entre l'avant-dernière et la dernière intervention. S'agit-il d'une erreur de date de l'artiste ? Ou d'une ultime retouche avant que l'œuvre ne soit considérée comme réellement achevée ? Seul Yves Juhel aurait pu le dire, lui qui n'a d'alleurs pas signé cette toile.

    O. D.