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Yves Juhel (1969-2003), peintre

  • L'œuvre de la semaine (187) : deux formes dans la brume

    Yves Juhel 671-Photo OD.JPG

    N° d'inv. 671. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Ce dessin d'Yves Juhel, mêlant craie blanche, sanguine et fusain, s'inscrit dans une petite série de quatre œuvres datant d'août 1996, à l'image de celles numérotées 668 et 670. Elle peut aussi être rattachée à une série un peu plus importante, six autres dessins similaires semblant un peu antérieurs (ils portent la seule mention de l'année 1996, sauf un, daté d'avril), à l'image des 266270 et 271.

    S'il ne porte ni signature, ni mention de lieu, contrairement à d'autres dessins de la série, nous sommes bien ici en Corse, et certainement en présence de deux fantômes de châtaigniers, tels ceux qui peuplent les forêts où niche le village familial de Moïta. Deux squelettes, vestiges d'anciens feux de forêts, totems roux et décharnés, se font face, s'affrontent peut-être, dans une brume pas vraiment estivale. A moins que l'on ne soit ici au cœur même de l'incendie, entre fumée suffocante et flammes ravageuses.

    Une seule date est inscrite, au bas du dessins : le 8 août 96.

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (186) : le mouton massif

    Yves Juhel 336-Photo PJ.JPG

    N° d'inv. 336. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Plutôt costaud, l'animal... Au premier coup d'œil, on pourrait penser à une vache. Mais non... L'artiste l'a indiqué au dos de la toile : il s'agit d'un mouton. La tête d'un brun clair se distingue sur un corps monolithique, énorme pavé rectangulaire et gris d'où se détachent des pattes trop courtes.

    On est ici au cœur de la grande série animalière peinte par Yves Juhel durant l'été 2001. De grand format (160x170), cette huile sur toile a occupé un mois de la vie de l'artiste, de début août à début septembre. Peu de travail sur le fond, mais beaucoup d'efforts et de retours sur le sujet lui-même, comme le prouve le nombre de dates inscrites au verso de l'œuvre : les 1er, 14, 16, 17 et 29 août, puis les 1er, 2, 3 et 4 septembre 2001.

    Cette huile a été achevée le même jour que la vache au teint jaune déjà présentée ici (N° 62). Mais surtout, de part ses dimensions, elle s'inscrit clairement dans la lignée des grandes toiles de cette série que sont, entre autres, le grand cerf (N° 179), l'étalon vert (N° 335), la vache et son veau (N° 333) ou le chimpanzé (N° 319). 

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (185) : paysage au ciel bleu

    Yves Juhel 95-Photo OD.JPG

    N° d'inv. 95. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    En mars 2001, alors qu'il apporte la dernière touche à sa série des bouquets éclatés, Yves Juhel peint quelques paysages à l'huile, sur des toiles de petit et de moyen formats, à l'image de ceux numérotés 44 et 88. Des tableaux qui font écho à une plus vaste série, paysages en grand format peints entre 1999 et février 2001 (N° 331 ou 425, par exemple), ou à d'autres paysages épars.

    Celui-ci a été peint sur une toile de 29x36, les 4, 17 et 29 mars, comme l'a indiqué l'artiste au verso. Le ciel est bleu et parcouru de trainées nuageuses. La nature est sauvage, comme balayée par les vents au sommet d'une colline, d'un blanc laiteux, parsemée de fleurs d'un orange pâle. 

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (184) : le Bavarois (bis)

    yves juhel, art, peintre, peinture, l'œuvre de la semaine, 2002, gouache, encree, papier, personnages, plumes

    N° d'inv. 699. Prix : nous contacter. Photo O. D.

     

    Délaissant sa série de portraits animaliers (voir la rétro), Yves Juhel s'empare, à la fin de l'été 2002, d'une nouvelle galerie de personnages. Des œuvres à l'encre et à la gouache, sur papier (65x50), rassemblées dans une pochette portant cette mention : "Personnages à plumes, bourgeois, Indiens, militaires. Août/septembre 2002".

    Les plumes... Un des éléments récurrents des portraits de l'artiste, que l'on retrouve ici, plantée au-dessus de l'oreille de ce personnage. Un Bavarois (comme indiqué par l'artiste en bas de la feuille), qui fait écho à un autre portrait peint au même moment et portant le même titre (Voir le N° d'inv. 709). Les deux portraits se ressemblent fortement. Même profil, même coupe de cheveux (ou couvre-chef), mêmes traits fins à l'encre, même plumet... Les couleurs de celui-ci sont plus vives, plus printanières. Mais on est bien dans la même série. D'ailleurs, une seule date était indiquée sur le précédent Bavarois (le 4 septembre), et on la retrouve ici, avec deux autres, les 5 et 6. Ces œuvres ont été peintes au même moment.

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (183) : la danseuse bicéphale

    Yves Juhel 326-Photo OD.JPG

    N° d'inv. 326. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Quelle drôle de bête... Après sa grande série animalière de l'été 2001, qui s'achève par de magistrales toiles peintes à l'huile, Yves Juhel étoffe son bestiaire, durant l'été 2002. Il part toutefois sur de nouvelles bases, se concentrant sur la gouache. Et pour lancer cette nouvelle saison, fin juillet, il livre une petite série atypique de "portraits animaliers" en pied.

    Si la plupart de ces œuvres représentent des animaux facilement identifiables, ce n'est pas vraiment le cas de celui-ci. Deux pattes (les autres sont-elles cachées ?), deux têtes, un seul corps... L'artiste a-t-il voulu représenter une sorte de monstre mythologique mêlant l'autruche et le cheval bicéphale ? S'agit-il tout simplement de deux animaux de la même espèce collés l'un à l'autre, au point qu'on ne peut les distinguer ? La mise en scène fait aussi penser à une étrange danseuse équine à deux têtes, vêtue d'une non moins étonnante robe en fourrure ou en plumes... La composition se distingue par ailleurs par son fond jaune sur lequel Yves Juhel semble avoir utilisé du papier bulle enduit de peinture verte, révélant une trame régulière que l'on retrouve dans une poignée d'œuvres de cette série. 

    Elle présente par ailleurs la particularité d'avoir été peinte sur quatre feuilles de papier assemblées, lui donnant la dimension totale de 130,5x100,5. Le ruban adhésif qui maintient les feuilles a souffert au fil des ans, sans toutefois dégrader l'œuvre.

    Dans le coin inférieur droit, l'artiste l'a signée et datée, du 31 juillet 2002.

    O. D.