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Yves Juhel (1969-2003), peintre

  • L'œuvre de la semaine (111) : un portrait parmi tant d'autres

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    N° d'inv. 417. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Mais quel est donc ce personnage qu'Yves Juhel a peint près d'une soixantaine de fois, entre mars et juillet 2003 ? Toujours ce plumet au côté... Encore cet oeil unique, qui apparaît ici sur le bleu du visage... Et puis cette forme de 2... C'est maintenant le dixième portrait de cette série que nous présentons sur ce blog (voir, entre autres, les N° 373, 407 ou 411), et toujours le même mystère...

    Tous ont été peints à la gouache, sur papier au format Raisin (65x50), et la série propose une extraordinaire diversité de nuances, de variations, d'approches, tout en maintenant une ligne claire aux formes et accessoires récurrents. Pour cet exemplaire, pas de signature de l'artiste, mais plusieurs dates, s'entrecroisant avec celles de nombreuses autres oeuvres, et donc rappelant qu'Yves se plaisait à laisser une œuvre de côté et à y revenir quelques jours, voire quelques semaines plus tard, même pour des gouaches. Celle-ci est ainsi datée des 18, 21 et 22 mai 2003, puis du 25 juin de la même année.

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (110) : un fruit, mais pas de date

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    N° d'inv. 49. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    En 1997, Yves Juhel s'est penché sur un thème traditionnel de la peinture : la nature morte. A programme de l'artiste, des fruits, peints à l'huile sur toile, dans les formats les plus divers. Des fruits de toutes sortes, seuls ou en grappe, frais ou gâtés... Ici, le format, atypique dans son œuvre, correspond sans conteste à l'une des plus petites toiles laissées par l'artiste : 10x18. 

    Petite particularité : alors que la plupart des toiles de la série peintes par Yves proposent un sujet sombre sur fond clair, ici le contraste est inversé. D'ailleurs, le fruit est difficile à identifier.

    Autre originalité : si ce petit tableau est bien signé, en bas à droite (Y. Juhel), il n'est pas daté, ni au recto, ni au verso. Le style et le sujet ne laissent pourtant aucun doute : ce tableau ne peut dater que de 1997.

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (109) : quel âne !

    Yves Juhel 679-Photo OD.JPG

    N° d'inv. 679. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Comme durant les beaux mois de 2001, Yves Juhel a peint énormément d'animaux pendant l'été 2002. Un production qui s'est toutefois concentrée sur un seul mois. En effet, l'artiste n'a, à notre connaissance et en l'état actuel de notre inventaire, laissé aucune œuvre datée entre le 22 septembre 2001 et le 27 juillet 2002. Gros passage à vide ? Oeuvres détruites ? Etat lacunaire de nos recherches ? Difficile à dire... Toujours est-il qu'à compter du 27 juillet, et jusqu'au 23 août, il a laissé une cinquantaine de peintures à la gouache et de dessins au fusain, représentant essentiellement des "portraits" d'animaux. Et dans toute cette série, pas moins d'une douzaine de gouaches portent la mention du 16 août 2002. 

    C'est le cas de cette gouache sur papier (65,5x50) représentant un âne, peint donc exactement au même moment que deux autres œuvres déjà présentées ici, la N° 568 (peinte les 14, 15 et 16), et la N° 384 (peinte les 16 et 19). Pour cet âne bleu de face qui regarde l'observateur d'un air un brin suspicieux, une seule date : celle du 16 8 02, journée particulièrement féconde dans l'œuvre de l'artiste.

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (108) : un 6e bouquet de la première série

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    N° d'inv. 4. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Après les œuvres numérotées 3, 187, 302, 320 et 322, voici la sixième toile de la première série des bouquets présentée sur ce blog. Une série pour laquelle nous avons jusqu'à présent répertorié seulement neuf tableaux, peints entre juin 1997 et août 1999. Pour la plupart, ces huiles sur toile sont de taille monumentale, comme celle-ci, qui mesure 2 m de haut pour 1,70 m de large.

    On y retrouve tous les éléments récurrents de la série : le pot, toujours de forme différente, et le plus souvent posé sur une table ; un bouquet dense, homogène, de fleurs là aussi toujours différentes; et des couleurs vaporeuses, comme si ces bouquets se noyaient dans des brumes.

    Au recto, en bas à droite, l'artiste a gravé son nom dans la peinture. Une signature que l'on retrouve aussi écrite au verso, avec ces indications : "7 et 8 1999". Une formule peu habituelle dans la datation des œuvres d'Yves Juhel, et qui pourrait laisser penser que cette toile a été peinte en juillet et août 1999. Ce qui en ferait la toute dernière de cette série, avec une autre, de plus petites dimensions.

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (107) : un cochon aux yeux pochés

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    N° d'inv. 628. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Encore un des représentants du vaste bestiaire peint par Yves Juhel durant l'été 2001. Cette fois, il s'agit d'un cochon à la mine un peu déconfite, avec ce qui pourrait s'apparenter à deux yeux au beurre noir.

    Si l'animal a été peint à la gouache, quelques traits de fusain apparaissent, l'artiste ayant jeté sur le papier (50x65,5) quelques contours avant de lui donner chair. Etonnement, les coulures laissent à penser qu'Yves a abordé cette œuvre dans deux sens.

    Autre chose intrigante : la double date, en bas à gauche. Si celle du "10 8 01" (10 août 2001) ne semble faire aucun doute, les chiffres suivants, en noir ("10 9 8") nous ont longtemps laissé perplexe. La lumière est venue en tournant cette gouache dans le sens des coulures allant le vers le haut. Et là, une seconde date est apparue : le 8 juin 2001 ("8 6 01").

    Nous sommes donc là face à une œuvre assez inédite d'Yves Juhel : une gouache travaillée en deux temps bien distincts (ce que nous ne connaissions jusque-là que pour ses huiles). D'abord en juin dans un sens puis, après avoir dormi plusieurs semaines dans un coin, elle a été reprise dans l'autre sens en août, donnant vie à ce cochon aux yeux pochés.

    O. D.