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1993

  • L'œuvre de la semaine (233) : "Le meurtre du faisan"

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    N° d'inv. 214. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    L'oiseau gît sur le sol, sur le dos, les ailes écartées, la tête pendante, mort... Yves Juhel a intitulé cette œuvre "Le meurtre du faisan". Sans doute un message à l'intention de chasseurs... Mais ce n'est pas la seule inscription qui apparaît, sous ce dessin. En effet, l'artiste a également indiqué, en plus de sa signature, et de la date du 1er novembre 1993, "Totem 25".

    Ce dessin fait en effet partie d'une série de quatre, réalisés entre fin octobre et début novembre 1993. Trois d'entre eux sont clairement identifiés comme des "totems", avec un numéro associé : 13, 15, et 25 pour celui-ci. Ce qui laisse à penser que d'autres ont été soit perdus, soit détruits. Le dernier de la série, que nous avons déjà présenté ici (N° 213), ne comporte pas cette mention, mais en fait incontestablement partie.

    L'artiste est loin d'utiliser la totalité de la feuille en 65x50. Le dessin est comme en suspension, dans l'espace, à peine porté par les inscriptions, toutes petites, à peine visibles. Fusain, sanguine et gouache se mêlent, l'encre pouvant également être de la partie, dans d'autres dessins de la série. Des dessins dont les sujets ne sont pas toujours faciles à identifier. Si ce n'est qu'ici, l'artiste donne une piste...

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (143) : petite scène d'intérieur

    Yves Juhel 496-Photo OD.JPG

    N° d'inv. 496. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Cette œuvre, mêlant gouache et encre sur papier, a été peinte le 24 novembre 1993, tout comme "La pluie" (N° 487), déjà présentée ici.

    Elle fait partie d'une petite série de cinq œuvres créées entre le 16 et le 24 novembre, et représentant des petites scènes d'intérieur dans un cadre restreignant l'espace au sein de la feuille de papier. Des feuilles de dimensions variées mais dans des proportions similaires, celle-ci faisant 29,5x25,5.

    Ce cadre fait figure de scène de théâtre, à moins qu'il ne s'agisse d'une fenêtre. Quoi qu'il en soit, celui qui regarde, spectateur ou voyeur, peut y observer divers personnages (ici un couple) évoluant dans leur univers privé. Des personnages grossiers, flous, fantomatiques, mal modelés, tels qu'Yves Juhel aimait les peindre à cette époque (voir par exemple les œuvres N° 357 ou N° 307). 

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (72)

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                                           N° d'inv. 487. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Parmi les œuvres de jeunesse qui ont échappé à la destruction par l'artiste lui-même, une petite dizaine de réalisations à la gouache et à l'encre sont conservées dans une pochette. Elles ont été peintes sur papier, dans la seconde moitié du mois de novembre 1993. Yves Juhel vit et travaille alors au domicile familial, à Bondy.

    Cette petite œuvre (29,5x26) a ainsi été peinte le 24 novembre 1993. Cette date a été inscrite par l'artiste au recto, avec sa signature et un titre : "La pluie". Un pluie dense, drue, opaque, pluie de pétrole ou de goudron qui masque un sujet qu'il n'est pas utile d'essayer d'identifier. On pourrait imaginer une pluie de banlieue triste et sombre, collante et polluée, en ce 24 novembre 1993. Il n'en fut rien : les chroniques météo de l'époque rapportent plutôt un froid glacial, ce jour-là. La pluie n'est pas derrière la fenêtre de l'artiste, elle est ailleurs...

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (59)

    Yves Juhel 213-Photo OD.JPG

    N° d'inv. 213. Photo : O. D.

     

    Dans les nombreux cartons à dessin qu'il a laissés, Yves Juhel montre la grande variété de ses réalisations, tout au long de sa trop courte carrière. Dans l'un d'eux dorment quatre dessins d'une même série. Des "Totems", comme il a baptisé trois d'entre eux, réalisés sur papier (65x50) au fusain, à la sanguine, à la craie grasse, voire à l'encre.

    Ce totem est le seul à ne pas porter de nom, même s'il appartient incontestablement à la même famille. Les trois autres portent même chacun un numéro de série (13, 15 et 25), ce qui laisse entendre que cette famille fut, à l'origine, sans doute bien plus vaste que ce qu'il en reste. Les autres ont-ils été détruits par l'artiste ?

    Tous ces totems ont été dessinés entre fin octobre et début novembre 1993. Celui-ci, signé, est daté du 13 novembre de cette même année.

    O. D. 

  • L'œuvre de la semaine (26)

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                                                                                              N° d'inv. 357. Prix : nous contacter. Photo O. D.

     

    Au milieu des années 90, Yves Juhel a peint d'étranges personnages à grosses têtes, à l'image de cette huile sur toile intitulée "Mari et femme". Ce tableau de 42x42 est signé et daté, au recto, du 11 décembre 1993. Au verso apparaissent, écrits sur contreplaqué, le titre de l'œuvre et une seconde signature de l'artiste.

    Il reste peu d'œuvres issues de ces séries de personnages. Yves semblait toutefois accorder un certain attachement à celle-ci, qui est encadrée, et placée sous verre. 

    Cette huile semble exprimer une préoccupation qui habite bon nombre d'artistes, et à laquelle Yves n'a pas échappé, tout au long de son parcours : celui du cadre, et des limites dans lesquelles s'exprimer. Ainsi, dans nombre de ses œuvres, comme dans celle-ci, un cadre est peint directement sur la toile, comme une fenêtre ouverte sur le sujet. On se souvient qu'à la même époque, Yves avait utilisé le même procédé pour son "Oiseau à deux têtes". Cette "bordure", faisant partie de l'œuvre elle-même, apparaît ici comme une forme de limite que l'artiste s'impose, à défaut de vouloir se la voir imposée par la limite de la toile. 

    O. D.