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Bouquets

  • L'œuvre de la semaine (163) : bouquet éclaté et contrasté

    Yves Juhel 71-Photo OD.JPG

    N° d'inv. 71. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    13 avril 2000-2 avril 2001 : dans la vie d'Yves Juhel, une année quasiment exclusivement consacrée à sa grande série des "bouquets éclatés". Au total, pas moins de 33 œuvres vont naître durant ces douze mois. Des toiles de grand format pour l'essentiel, avec pour traits communs un fond très travaillé, un noyau explosif (un vase ou un pot, dans les premiers tableaux), et quelques tiges et fleurs éparses.

    Ce tableau de 180x180 fait exploser quelques tiges à peine visibles et fleurs rouges (comme souvent), sur un fond jaune pâle, à partir d'un magma sombre, sorte de trou noir sans fond. Il ne s'agit peut-être pas du plus percutant des tableaux de cette série, mais c'est sans conteste l'un des plus contrastés.

    Au verso, avec la signature de l'artiste, seules deux dates sont inscrites (ce qui est peu, au regard des autres œuvres de la collection) : les 22 et 24 juillet 2000. Non pas qu'Yves Juhel l'ait peinte en seulement deux jours. Mais sans doute n'a-t-il indiqué là que les dates les plus significatives, ou a-t-il tout simplement oublié de noter quelques-unes des étapes de réalisation de ce tableau.

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (148) : bouquet éclaté sur fond rose

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    N° d'inv. 318. Prix : nous contacter. Photo : Pierre Juhel

     

    Un fond rosé, un noyau gris, des tiges d'un vert-jaune très pâle, et des fleurs d'un rouge profond... Voici un nouveau tableau de la série des bouquets éclatés, peinte par Yves Juhel en 2000 et 2001. Une série composée de 24 tableaux créés d'avril à fin août 2000, et d'une dizaine d'autres peints ou achevés entre février et avril 2001.

    Cette huile sur toile est à rattacher à la première période. Elle est en effet datée, au verso, des 20, 25 et 28 juillet 2000. Seulement trois dates, alors que toutes les autres œuvres de cette série portent mention de nombreux jours d'intervention de l'artiste. Aurait-il ici oublié d'inscrire quelques dates, volontairement ou involontairement ? Ou n'aurait-il vraiment peint ce tableau qu'en trois fois ? Impossible à savoir...

    Côté dimensions, hormis quelques exceptions, tous les tableaux de cette série des bouquets éclatés ont été peints en grand format, sur des châssis de forme carrée, en 150x150 (voir, par exemple, les œuvres numérotées 176 ou 550) ou en 180x180 (comme celles numérotées 178 et 181). Celui-ci appartient à la seconde catégorie.

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (142) : "Résistance de coquelicots"

    Yves Juhel 67-Photo OD.JPG

    N° d'inv. 67. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    La réalisation de la série des "Bouquets éclatés" s'est étalée sur plusieurs mois, entre les printemps 2000 et 2001. A cette époque, Yves Juhel travaille dans les ateliers collectifs de l'Artsenal, à Issy-les-Moulineaux. Il a de l'espace, et il a du temps. Il peut donc s'attaquer à de grands formats simultanément, les laisser reposer quelques jours ou quelques semaines, puis y revenir. 

    Ainsi, au dos de cette huile sur toile de 180x180, l'artiste a inscrit sept dates (dont une répétée). Il commence, au côté de sa signature, par le 14 mars 2001 et le 24 août 2000, à savoir la date d'achèvement du  tableau, et celle de son commencement. Puis, à l'envers, il détaille toutes ses interventions : les 25, 29 et 31 août 2000, le 4 octobre 2000, et enfin le 14 mars 2001. Soit un travail d'intense activité pour peindre le fond, durant l'été 2000 (ces fameux fonds dont un de ses amis artistes disait qu'ils étaient extraordinaires et qu'ils auraient pu se suffire à eux seuls); puis deux retours sur la toile, à l'automne, et enfin des mois plus tard, en mars de l'année suivante.

    Une dernière intervention déterminante pour cette belle œuvre, puisqu'elle a sans doute conduit Yves à peindre ses fleurs. Mais alors que dans les autres tableaux de la série, les bouquets explosent, à partir d'un magma central, pétales et tiges éclaboussant pêle-mêle la toile, ici les fleurs restent droites, entières, toutes rassemblées dans la partie inférieure de la composition. Le noyau central explosif est bien là, mais il semble moins actif, moins violent, moins vif que dans certains tableaux, comme par exemple ceux numérotés 14 et 183. Les veinules qui s'en écoulent, vers le bas de l'œuvre, comme autant de mini cours d'eau, protégeraient-elles les fleurs ? D'ailleurs, une fois n'est pas coutume, le tableau porte un titre, qui semble exprimer parfaitement les intentions de l'artiste : "Résistance de coquelicots". 

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (128) : quelques fleurs en pluie

    Yves Juhel 69-Photo OD.JPG

    N° d'inv. 69. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Les bouquets peints à l'huile par Yves Juhel se déclinent en trois séries, pour l'essentiel en grands formats. D'une part, en 1998-1999, des fleurs dans leur vase. D'autre part, en juillet et août 2000, des bouquets totalement éclatés, disséminés autour d'un cœur explosif. Et puis une série intermédiaire, à laquelle appartient le tableau que nous présentons aujourd'hui.

    Cette série n'est composée que de six tabeaux, peints entre les mois d'avril et de juin 2000. Le pot (ou le vase) y apparaît encore, bien qu'un  peu moins facile à distinguer que dans la première série. Mais les fleurs sont déjà dispersées, éclatées. Sur ces six toiles, quatre sont au format 180x180. Après les œuvres N° 64, 177 et 183, voici le dernier des tableaux de ces dimensions, dans cette série intermédiaire. Ici, le pot est posé en haut du tableau. Et contrairement aux autres, les fleurs n'explosent pas tout autour, mais semblent tomber en pluie, comme autant de pétales fanés et de tiges flétries.

    Outre sa signature, l'artiste a noté cinq dates au dos de la toile : les 21, 24 et 30 mai 2000, ainsi que les 6 et 7 juin.

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (120) : un bouquet de fruits

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    N° d'inv. 2. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

     

    Dans la carrière d'Yves Juhel, 1998 apparaît comme une année de transition.

    L'artiste n'a, en l'état actuel de nos travaux, laissé que trois œuvres datées de cette année-là. Seulement trois... C'est bien peu, au regard des centaines d'autres œuvres créées les années précédentes, et surtout suivantes. Difficile d'imaginer Yves à court d'inspiration sur une aussi longue période. Soit il a détruit ce qu'il a alors peint ou dessiné; soit une partie de son œuvre nous échappe...

    yves juhel, art, peintre, peinture, l'œuvre de la semaine, huile, toile, 1998, bouquet, fruitsSur les trois tableaux datés de 1998, un a déjà été présenté sur ce blog : il s'agit d'un petit paysage (N° 116) intitulé "L'eau rouge". Les deux autres sont des grands formats d'une toute autre série, et sont datés de la fin de cette même année. Or, fin 1998 est une période charnière dans la vie artistique d'Yves Juhel. C'est en effet à cette époque, qu'après avoir surtout travaillé en squat, il rejoint un atelier collectif à Issy-Les-Moulineaux (92), l'Artsenal Sounamou.

    Il semble donc tout a fait possible que le tableau présenté ici soit l'un des tout premiers (si ce n'est le premier) qu'Yves a peint (ou achevé de peindre) dans cet atelier, qui va donner un nouvel élan à son œuvre. 

    Cette toile de grande dimension (193x150) apparaît également comme un pont entre deux grandes séries de l'artiste. Grappe de fruits ou bouquet de fleurs ? Il se situe à la frontière de ces deux univers. Ainsi, yves juhel,art,peintre,peinture,l'œuvre de la semaine,huile,toile,1998,bouquet,fruitscomme nous l'avons déjà vu, l'année 1997 a pour thématique majeure le fruit. Isolé ou accumulé, frais ou gâté, en petit format ou sur-dimensionné, il explose dans de nombreuses directions. A l'image du N° 75 (voir ci-yves juhel,art,peintre,peinture,l'œuvre de la semaine,huile,toile,1998,bouquet,fruitscontre, à gauche), daté de juin 1997, et qui présente beaucoup de traits communs avec le tableau dont il est question cette semaine. Et puis viendra ensuite, en 1999, la série des bouquets en pot ou en vase, comme ci-contre (à droite), le tableau portant le N° 302.

    Revenons donc maintenant au tableau inventorié sous le N° 2... Ainsi, par leurs formes, les fleurs ressembleraient plutôt à des fruits, ronds, répartis sur toute la toile, selon un schéma rencontré plusieurs fois dans divers assemblages de pommes, de citrons, d'oranges... Et pourtant, un pot apparaît. Certes, en cette fin 1998, ce pot est à peine esquissé, presque transparent, à peine perceptible, si ce n'est par sa couleur plus foncée et par ses angles affirmés, reposant sur la base du tableau. Mais il est bien là, et lance Yves Juhel vers de nouveau horizons, qui vont l'habiter pendant de nombreux mois, par la suite. Pas de rupture, donc, en cette année 1998. Juste un lent glissement, d'une série à l'autre...

    Ce tableau est doublement signé et daté : au recto, en bas à droite, Yves Juhel a laissé son nom ainsi que l'année 1998, en tout petit; et au dos de la toile, son nom apparaît à nouveau, accompagné de la mention "Décembre 1998".

    Olivier Desveaux