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1990

  • L'œuvre de la semaine (154) : misère et solitude

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    N° d'inv. 366. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Toutes les premières œuvres d'Yves Juhel qui nous sont parvenues, tableaux et dessins, datant des années 1987 à 1991, abordent des thèmes sombres, que ce soit la misère, la souffrance, la solitude, l'alcoolisme, la faim. Et toutes portent la même griffe, inscrite au verso : "Y. Juhel", suivie d'une année.

    C'est le cas de la série de sept tableaux peints en 1990, dont fait partie cette toile. Une œuvre de jeunesse (Yves a alors 21 ans), qui reprend certains codes de deux tableaux déjà présentés ici, numérotés 338 et 464 : le corps extrêmement affaibli, sur lequel gagne une ombre menaçante. Ici, l'ombre est un mur, d'où se détache, encore plus sombre, le haut du corps, adossé à la paroi verticale. Au-delà de ce mur, la lumière semble aveuglante, brûlante, insupportable. Et les deux jambes maigres du personnage se distinguent dans cette lumière, dont les rayons dissipent, dissolvent, éblouissent, jusqu'à en faire disparaître les pieds. Ce personnage a-t-il trouvé là une ombre fraîche et réconfortante ? Ou attend-il que la mort vienne l'engloutir ? La noirceur des œuvres d'Yves Juhel à cette époque me conduirait à m'orienter vers la seconde option. 

    A noter que cette huile sur toile a été peinte dans un format moyen, en 97x130.

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (114) : la douleur ou la mort

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    N° d'inv. 285. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Yves Juhel n'est pas entré en peinture pour le beau, pour le joyeux, pour l'élévation... Il y est entré par une voie sombre. Et les plus anciennes œuvres qu'il a laissées ne sont guère faciles d'accès. Des personnages dans la misère, dans la souffrance, voire même morts...

    Ce dessin au fusain, à la sanguine et à la craie grasse est un de ceux qui marquent cette période. Difficile de dire s'il représente un cadavre ou un homme à l'agonie. La tête à la renverse, les côtes saillantes, les yeux inexpressifs, le teint blafard accentué par les nuances sanguines... Le personnage n'est assurément pas au mieux... Il fait écho à d'autres œuvres présentées ici, inventoriés sous le N° 463 et le N° 338

     

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    Ces deux tableaux ont été peints en 1990, comme tous ceux de cette série. De même, l'artiste a laissé quelques fusains et sanguines, réalisés cette même année. Mais s'il fait incontestablement partie de cette même série, le dessin présenté ici, de même que trois autres qui ont été conservés, est daté de 1991 et marque la fin de cette thématique. Peut-être parce qu'Yves Juhel ne les considérait pas comme de simples travaux préparatoires débouchant sur des tableaux plus aboutis, mais comme des œuvres à part entière. Ou peut-être aussi parce que les huiles qui auraient pu en naître n'ont jamais vu le jour.

    O. D. 

  • L'œuvre de la semaine (101)

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    N° d'inv. 338. Prix : nous contacter. Photo : Pierre Juhel

     

    Les plus anciennes œuvres d'Yves Juhel jusqu'ici répertoriées datent de l'année 1990. L'artiste a alors 21 ans, et entreprend une série ayant pour thèmes la misère, la déchéance, la maladie, la mort. Des œuvres particulièrement lugubres, qu'il a totalement assumées par la suite, puisque contrairement à certaines séries antérieures ou postérieures, il en a conservées plusieurs.

    Cette huile sur toile de 130x130 est particulièrement morbide. Un corps décharné, maigre à l'extrême, cadavérique, émerge d'un noyau de lumière transperçant une nuit profonde. A moins qu'il ne s'agisse de l'obscurité qui, peu à peu, envahit la lumière, jusqu'à l'anéantir et plonger ce corps dans un noir absolu. Où l'artiste est-il allé chercher cette scène ? Dans une des famines terribles qui ont touché l'Afrique dans les années 80 ? Elle est en tout cas à rapprocher de la toile inventoriée sous le N° 464 : corps allongé, mourant ou déjà mort; éclat lumineux autour du corps; puissance de l'obscurité... Et comme toutes les œuvres peintes cette année-là, elle ne porte qu'une seule mention, au recto, en bas à droite : Y. Juhel 90.

    O. D.

     

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    N° d'inv. 464

     

  • L'œuvre de la semaine (93)

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    N° d'inv. 362. Prix : nous contacter. Photo : Pierre Juhel.

     

    L'essentiel des œuvres datant de l'année 1990 et qui n'ont pas été détruites par Yves Juhel porte sur un seul et unique thème : une vingtaine de tableaux et dessins constituent une série "sociale", où des personnages souvent grossiers, dépeints dans la rue, dans des bistrots, dans des intérieurs dépouillés, traînent leur solitude, leur misère, leur ivresse, leur souffrance.

    Trois de ces œuvres ont déjà été présentées ici (N° 462, 463 et 464). Si le couple ci-dessus peut paraître plus ambigu quant à la situation de "misère" qu'il traverse, tout, dans le choix des couleurs, dans l'univers où les deux personnages évoluent, dans leur posture voûtée, les mains jointes sur le devant, les corps collés, mais aussi dans ces visages de terre et de glaise, renvoie à la noirceur qui habitait l'œuvre de l'artiste à cette époque.

    Comme les autres toiles peintes en 1990, une seule mention, au recto : Y. Juhel 90. Pour rappel, il s'agit-là des œuvres les plus anciennes jusqu'ici inventoriées (Qui sait ? Peut-être en existe-t-il d'antérieures, dans des collections privées...). Le format de ce tableau est carré (100x100). Il a été exposé en juillet dernier à Paris, à la galerie Martine Moisan. 

    O. D.

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    Expo. Galerie M. Moisan. Juillet 2016. Photo O. D.

  • Son œuvre dans les collections privées (14)

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                                                                                                          N° d'inv. 463. Collection privée. Photo O. D.

     

    Cette huile sur toile fait partie de la même collection privée et de la même série que le tableau inventorié n° 462. Même signature et même année, 1990; teintes identiques; thématique similaire, entre solitude et misère, voire peut-être ici une forme de douleur; mêmes personnages aux formes grossières, comme sculptés dans la glaise... Avec toutefois, ici, l'un des rares "gros plans" de cette série qui, pour l'essentiel, se compose plutôt de plans plus larges, de scènes et de situations assez identifiables.

    De dimensions moyennes (73x92), ce tableau s'intègre dans un petit cadre de bois noir réalisé par l'artiste.

    O. D.