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1990

  • L'œuvre de la semaine (257) : courbé au coin de la rue

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    N° d'inv. 282. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Parmi les premières œuvres laissées par Yves Juhel, beaucoup de scènes de rue et de misère, peintes à l'huile sur toile. En 1990, l'artiste a également réalisé de nombreux dessins sur le même thème. Plusieurs ne sont ni datés, ni signés, à l'image de celui-ci, dessiné au fusain, à la sanguine, et à la craie blanche, sur une feuille au format 65x50.

    L'homme, au coin d'une rue, est courbé et semble faire un effort pour soulever ce qui ressemble à une poubelle, muscles saillants, bras disproportionnés, tête enfoncée dans les épaules. Murs hauts et sombres : le cadre est oppressant. On retrouve là des attitudes, une scène, une thématique déjà appréhendées dans les dessins numérotés 279 et 495, entre autres. 

    Ces dessins renvoient clairement à des toiles abouties, datant tous de cette année 1990 (voir, par exemple, les N° 462, 463 et 843), comme s'il s'agissait de travaux préparatoires.

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (219) : au pied de la palissade

    yves juhel, art, peintre, peinture, l'œuvre de la semaine, huile, toile, 1990, personnage, misère

    N° d'inv. 843. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Un corps gisant, endormi, ivre, agonisant, ou peut-être mort, sur un trottoir, au pied d'une palissade... Avec cette œuvre, retour en 1990, année durant laquelle Yves Juhel a représenté de nombreuses scènes de rue, de violence, d'ivresse, de misère, voire de famine pour trois d'entre elles (voir les N° 464, 338 et 366)... Sont ainsi parvenus jusqu'à nous une douzaine d'huiles sur toile, mais aussi seize dessins essentiellement au fusain.

    Parmi les toiles, plusieurs sont la propriété de collectionneurs particuliers, mais pas toutes. A l'image de celle-ci, qui appartient à une sous-série plus proche de nous, scène d'un quotidien de misère dans le monde occidental (voir aussi les œuvres numérotées 362, 462 et 463). Les traits du personnages sont grossiers, comme modelés dans la terre. Le corps semble se mêler au bitume, comme s'il était resté trop longtemps couché là, au point d'être avalé par le trottoir. Elément essentiel, la palissade en bois occupe les deux tiers de la toile et lui apporte sa lumière.

    Yves Juhel peint ici en mouvement. Jamais son pinceau ne semble se poser, et il bâtit son œuvre sur les coulures, les taches, les imperfections  du geste fluide. Le tout sur un tableau de 96x130. Comme pour toutes les œuvres de cette série, elle est signée, au recto, "Y. Juhel", et datée de la seule année "90". 

    O. D.

     

  • L'œuvre de la semaine (203) : le dos tourné

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    N° d'inv. 495. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    En 1990 et 1991, Yves Juhel développe son œuvre autour d'une thématique sociale. Il peint et dessine des personnages en souffrance ou en difficulté, dans la rue, au bistrot ou dans des intérieurs austères. Les ambiances sont sombres, voire douloureuses ou même morbides. 

    Cette série se compose de tableaux, à l'image de ceux numérotés 362, 462 et 463, mais aussi de dessins, comme par exemple les N° 279, 285 et celui présenté cette semaine.

    L'homme est ici solitaire, le dos tourné, accoudé à ce qui ressemble un comptoir de bar ou à la fenêtre de son appartement, regardant vers l'extérieur. Le corps se dessine en une courbe étrange, presque inconfortable. L'artiste a ici utilisé sanguine, fusain et craie blanche, et surtout un support assez rare dans son œuvre, un papier gris. Le tout dans un petit format : 24x18.

    Comme pour toute cette série, l'artiste a signé au verso, avec pour toute date la seule mention de l'année, 1990.

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (164) : seul sur le bord du trottoir

    Yves Juhel 279-Photo OD.JPG

    N° d'inv. 279. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Dans ses premières œuvres (ou du moins celles qu'il a bien voulu laisser...), Yves Juhel s'est focalisé sur une forme de réalisme social, mêlant misère humaine, solitude, alcoolisme, mort... Une série composée de tableaux (comme ceux numérotés 362, 462 ou 463), mais aussi d'esquisses et de travaux préparatoires dessinés au fusain, à la sanguine, à la craie. Une quinzaine de dessins ont ainsi été conservés : une dizaine d'entre eux datent des années 1990 et 1991, et cinq ne sont pas datés. 

    Ces personnages au bord du gouffre ont les épaules larges, les bras longs et souples, le visage masqué, la tête baissée, le dos voûté... Ici, l'homme, dessiné en 1990 sur papier (65x50), semble assis sur un banc, ou sur un bout de trottoir, abattu... Dans le coin supérieur droit, un panneau de sens interdit semble encore plus obscurcir l'avenir du personnage. Un élément de décor que l'on retrouve étonnement dans une œuvre postérieure, "Le sens interdit du coq" (N°81), peinte en 1992.

    O. D.

     

  • L'œuvre de la semaine (154) : misère et solitude

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    N° d'inv. 366. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Toutes les premières œuvres d'Yves Juhel qui nous sont parvenues, tableaux et dessins, datant des années 1987 à 1991, abordent des thèmes sombres, que ce soit la misère, la souffrance, la solitude, l'alcoolisme, la faim. Et toutes portent la même griffe, inscrite au verso : "Y. Juhel", suivie d'une année.

    C'est le cas de la série de sept tableaux peints en 1990, dont fait partie cette toile. Une œuvre de jeunesse (Yves a alors 21 ans), qui reprend certains codes de deux tableaux déjà présentés ici, numérotés 338 et 464 : le corps extrêmement affaibli, sur lequel gagne une ombre menaçante. Ici, l'ombre est un mur, d'où se détache, encore plus sombre, le haut du corps, adossé à la paroi verticale. Au-delà de ce mur, la lumière semble aveuglante, brûlante, insupportable. Et les deux jambes maigres du personnage se distinguent dans cette lumière, dont les rayons dissipent, dissolvent, éblouissent, jusqu'à en faire disparaître les pieds. Ce personnage a-t-il trouvé là une ombre fraîche et réconfortante ? Ou attend-il que la mort vienne l'engloutir ? La noirceur des œuvres d'Yves Juhel à cette époque me conduirait à m'orienter vers la seconde option. 

    A noter que cette huile sur toile a été peinte dans un format moyen, en 97x130.

    O. D.