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toile - Page 11

  • L'œuvre de la semaine (227) : la femme aux cheveux rouges

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    N° d'inv. 835. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    A la fin de l'année 1991 et en 1992, Yves Juhel travaille sur le corps. Il le forme et le déforme, le sculpte sur la toile ou sur le papier, le met en mouvement... Dans ce contexte, il peint (ou du moins, il a laissé...) une dizaine de tableaux représentant des femmes, pour la plupart nues, à l'image de la toile N° 82.

    La chevelure est d'un rouge flamboyant, tout comme une partie de son visage aux yeux grands ouverts : cette femme, dont on ne distingue pas les bras et qui fait face au peintre, nue, est présentée en buste. Un corps d'un blanc froid et bleuté, comme peut l'être le fond sur lequel elle évolue, lui-même d'un bleu glacial aux reflets blancs.

    Cette toile mesure 116x89, et est présentée dans un cadre en bois, sans doute réalisé par l'artiste et très abîmé, de 118x90. Dans le coin supérieur gauche, Yves Juhel a gravé son nom dans la peinture, ainsi qu'une date, le 13 mars 1992. Au verso, il a indiqué son nom et son adresse, ainsi que d'autres inscriptions, rayées et recouvertes.

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (226) : des fleurs dans un nuage bleuté

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    N° d'inv. 340. Prix : nous contacter. Photo Pierre Juhel

     

    La série des bouquets éclatés d'Yves Juhel commence en avril 2000. Beaucoup de ces œuvres sont peintes en août de cette même année. Puis il y revient de temps en temps, non sans peindre quelques petits paysages en septembre, d'autres en moyen format en novembre, avant de passer à la gouache et au fusain, sur ses cyclopes, en janvier 2001. Ses derniers grands bouquets, souvent commencés quelques mois plus tôt, l'artiste les achève en mars et avril 2001. Un rythme qui est le signe d'une grande liberté de travail, Yves Juhel disposant à cette époque de suffisamment d'espace pour commencer des œuvres de grand format, les garder à portée de regard et de main, et y revenir à de multiples reprises. 

    Le tableau présenté cette semaine s'inscrit totalement dans cette série, dans cette période, et dans cet état d'esprit. Au dos de la toile figurent pas moins d'une douzaine de dates : 6, 10, 11, 15, 19 et 20 août 2000; 4 et 7 octobre 2000; 12 novembre 2000; et enfin 3, 4 et 6 mars 2001. Soit sept mois au total entre la première et la dernière intervention mentionnées par l'artiste. Avec, comme à l'accoutumée, un travail d'une grande finesse réalisée sur le fond, et des apports progressifs superposant les couches et donnant tout son relief à l'œuvre.

    On est bien encore ici dans la série des bouquets éclatés, même si les fleurs sont peu nombreuses et très dispersées dans une sorte de nuage d'un bleu ciel très pâle. Le pot est posé sur le rebord d'un meuble. Deux éléments dont la géométrie tranche avec la nébuleuse qui l'entoure, comme une fumée s'échappant d'un chaudron bouillonnant. 

    Cette huile sur toile, de forme carrée comme la plupart des autres de la série, a été peinte au format 150x150.

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (224) : un bouquet de fruits

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    N° d'inv. 828. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Avec l'œuvre présentée cette semaine, nous sommes à la frontière entre deux séries : celle des bouquets en pots, et celle des fruits. Cette huile de taille assez grande (un carré de 100x100) a été peinte sur papier marouflé sur toile, ce qui est assez rare, dans l'œuvre d'Yves Juhel.

    Outre l'année qui figure au recto, à côté de la signature de l'artiste, elle en compte deux autres au verso : décembre 1998 et janvier 1999. Une période qui, justement, correspond à une jointure entre ces deux séries. De celle des bouquets (voir la rétrospective ici), on retrouve bien sûr le pot, mais aussi une sorte de flou général, une brume semblant masquer le fond dont se détachent toutes ces sphères blanches. Ce fond se décline en deux parties : un cadre plus clair et, à une dizaine de centimètres des bords, une sorte de nuage jaune, englobant le sujet principal. Tout autour volent ce qui pourrait être des petites feuilles, elles aussi voilées par le brouillard.

    De la série des fruits (série à voir ici), cette huile possède les mêmes rondeurs, ainsi que l'agencement général de la toile, accumulation de formes charnues presque indépendantes les unes des autres, même si ici, elles sont unies par de fines tiges blanches. Un agencement identique à celui de la toile inventoriée sous le N° 339, par exemple, et qui a été peinte exactement à la même période, avec ce titre laissé par Yves Juhel : "fruits".

    Ici encore, chaque boule porte un minuscule point jaune. Cœur de la fleur ? Style ou pédoncule du fruit ? Sur ce point aussi, l'artiste laisse planer l'ambiguïté. 

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (220) : paysage au ciel jaune

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    N° d'inv. 106. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Un ciel tourmenté de nuées jaunes; des arbres sur l'horizon; et une terre de sillons où le vert acidulé et le jaune rejoignent le brun... Voici un paysage comme aimait à les peindre Yves Juhel.

    Plusieurs séries peintes sur des toiles de petit format jalonnent le parcours de l'artiste. Celle-ci fait partie d'un petit lot de quatre tableaux au format 16x24 peints le 5 septembre 2000, à l'image du N° 104, qui fait se rencontrer les mêmes tons. Quatre œuvres identifiées, mais non signées, qui font suite à une autre mini-série peinte deux semaines plus tôt (N° 468), dont l'année correspond également au N° 109 (on remarquera ici que les arbres sont placés du même côté de la toile, à gauche...), et auxquelles on pourrait en ajouter d'autres, non datées (comme celle numérotée 184), non signées (comme la série du 5 septembre), et certaines même désentoilées.

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (219) : au pied de la palissade

    yves juhel, art, peintre, peinture, l'œuvre de la semaine, huile, toile, 1990, personnage, misère

    N° d'inv. 843. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Un corps gisant, endormi, ivre, agonisant, ou peut-être mort, sur un trottoir, au pied d'une palissade... Avec cette œuvre, retour en 1990, année durant laquelle Yves Juhel a représenté de nombreuses scènes de rue, de violence, d'ivresse, de misère, voire de famine pour trois d'entre elles (voir les N° 464, 338 et 366)... Sont ainsi parvenus jusqu'à nous une douzaine d'huiles sur toile, mais aussi seize dessins essentiellement au fusain.

    Parmi les toiles, plusieurs sont la propriété de collectionneurs particuliers, mais pas toutes. A l'image de celle-ci, qui appartient à une sous-série plus proche de nous, scène d'un quotidien de misère dans le monde occidental (voir aussi les œuvres numérotées 362, 462 et 463). Les traits du personnages sont grossiers, comme modelés dans la terre. Le corps semble se mêler au bitume, comme s'il était resté trop longtemps couché là, au point d'être avalé par le trottoir. Elément essentiel, la palissade en bois occupe les deux tiers de la toile et lui apporte sa lumière.

    Yves Juhel peint ici en mouvement. Jamais son pinceau ne semble se poser, et il bâtit son œuvre sur les coulures, les taches, les imperfections  du geste fluide. Le tout sur un tableau de 96x130. Comme pour toutes les œuvres de cette série, elle est signée, au recto, "Y. Juhel", et datée de la seule année "90". 

    O. D.