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personnage

  • L'œuvre de la semaine (219) : au pied de la palissade

    yves juhel, art, peintre, peinture, l'œuvre de la semaine, huile, toile, 1990, personnage, misère

    N° d'inv. 843. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Un corps gisant, endormi, ivre, agonisant, ou peut-être mort, sur un trottoir, au pied d'une palissade... Avec cette œuvre, retour en 1990, année durant laquelle Yves Juhel a représenté de nombreuses scènes de rue, de violence, d'ivresse, de misère, voire de famine pour trois d'entre elles (voir les N° 464, 338 et 366)... Sont ainsi parvenus jusqu'à nous une douzaine d'huiles sur toile, mais aussi seize dessins essentiellement au fusain.

    Parmi les toiles, plusieurs sont la propriété de collectionneurs particuliers, mais pas toutes. A l'image de celle-ci, qui appartient à une sous-série plus proche de nous, scène d'un quotidien de misère dans le monde occidental (voir aussi les œuvres numérotées 362, 462 et 463). Les traits du personnages sont grossiers, comme modelés dans la terre. Le corps semble se mêler au bitume, comme s'il était resté trop longtemps couché là, au point d'être avalé par le trottoir. Elément essentiel, la palissade en bois occupe les deux tiers de la toile et lui apporte sa lumière.

    Yves Juhel peint ici en mouvement. Jamais son pinceau ne semble se poser, et il bâtit son œuvre sur les coulures, les taches, les imperfections  du geste fluide. Le tout sur un tableau de 96x130. Comme pour toutes les œuvres de cette série, elle est signée, au recto, "Y. Juhel", et datée de la seule année "90". 

    O. D.

     

  • L'œuvre de la semaine (211) : portrait lie de vin

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    N° d'inv. 445. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    La galerie de portraits peinte entre mars et juillet 2003 par Yves Juhel compte 57 personnages, réalisés en deux temps : une première série en mars, et une seconde de mi-mai à fin juillet (voir ici). cette gouache sur papier (65x50) appartient à la première sous-série, étant datée des 20 et 22 mars.

    Ici, l'artiste s'est imposé un cadre carré et bleuté, au cœur duquel il a figuré un visage couleur lie de vin en forme de ballon de baudruche, sur un fond très dilué. On peut y distinguer les yeux et la bouche, comme dessinés sur la surface du ballon, le cou fin sortant du cadre. Ce visage est auréolé de pointes, comme autant de mèches et, sur son flanc droit semble se distinguer une sorte de plumet, comme ceux que l'artiste fait apparaître dans nombre de portraits de cette série.

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (199) : dans la série des cyclopes

    Yves Juhel 207-Photo OD.JPG

    N° d'inv. 207. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Au début de l'année 2001, Yves Juhel a peint sur papier une drôle de série de personnages, mêlant traits au fusain et gouache très diluée. Sur deux d'entre eux (N° 191 et 192), une inscription précise les intentions de l'artiste : "cyclope". 

    Voici un nouvel exemplaire tiré de cette série, qui compte une vingtaine d'œuvres signées et datées de janvier 2001, mais aussi quelques ébauches sans date ni autre inscription, et qui semblent inachevées, comme oubliées dans un carton. Ici, tous les traits communs à la série apparaissent : les contours et les oreilles dessinés, l'œil unique, et ces couleurs très atténuées, teintes pastels, pâles et transparentes. La visage est rond comme un poisson-lune, et l'œil minuscule sur cette énorme face.

    Si beaucoup des œuvres de cette série ont été peintes sur des feuilles au format Raisin (65x50), d'autres l'ont été sur du papier de plus grande dimension, comme celle-ci, en 76x56. Signature et date ont été ajoutées par le peintre dans le coin inférieur droit.

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (171) : premières heures sombres

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    N° d'inv. 723. Prix : nous contacter.  Photo O. D.

     

    Cette œuvre est une des toutes premières peintes par Yves Juhel, du moins parmi celles conservées. Cette rareté, signée dans le coin inférieur gauche, est datée de novembre 1988. L'artiste a alors 19 ans, et il peint au domicile familial, à Bondy (93).

    Ces quelques premières huiles sont sombres. Une empreinte qui marquera son œuvre jusqu'au milieu des années 90. Peinte sur carton entoilé, de dimension moyenne (46x55), celle-ci représente une femme qui semble en situation de détresse, dans une tenue qui peut évoquer les population sahéliennes, durement frappées par famines et épidémies durant ces années 1980. Il n'est d'ailleurs pas impossible qu'Yves Juhel ait travaillé à partir d'une photo, comme il l'a un peu fait à cette époque. Cette composition fait écho à des œuvres peintes en 1990 (N° 338, 366 et 464), tant par le thème que par cette immense ombre qui semble avaler le personnage. Même si cette huile réaliste de présente pas la même maturité que celles postérieures. 

    Cette œuvre a quelque peu souffert avec le temps. La peinture est un peu usée, et les coins abîmés. 

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (169) : le nu sur carton bleu

    Yves Juhel 489-Photo OD.JPG

    N° d'inv. 489. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Entre fin 1991 et début 1992, après sa série "sociale" dépeignant des scènes de misère et de solitude, Yves Juhel a beaucoup travaillé sur le corps, laissant de nombreux dessins à l'encre de Chine représentant des morceaux d'anatomie, de pieds et de mains notamment. Une thématique qu'il a déclinée en quelques œuvres, à travers des nus peints et dessinés soit sur toile (Voir le N°82, par exemple), soit sur carton. 

    Bien sûr, on est loin du nu académique. Les corps sont torturés, malaxés, déformés, et ils semblent évoluer dans des paysages extérieurs, urbains. De cette période, il reste quelques toiles en grand format, souvent fragiles, et une poignée d'autres œuvres qui semblent hésiter entre travaux préparatoires et créations abouties.

    Celle-ci a ainsi été dessinée sur un carton bleu, aux dimensions modestes (33x25). Elle mêle l'encre et la gouache : en noir, ce personnage féminin, à droite, dont on distingue la tête, les bras, les seins, les jambes, et le fond du décor; et en rouge et blanc ce qui pourrait s'apparenter à des accessoires (écharpe, bonnet ?), et des éléments du décor, sorte de charpente métallique. 

    Sur le côté gauche, l'artiste a laissé sa signature ainsi qu'une date : le 25 janvier 1992. A  noter que sur toute cette partie gauche, l'œuvre est, hélas, très abîmée. 

    O. D.