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1992

  • L'œuvre de la semaine (227) : la femme aux cheveux rouges

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    N° d'inv. 835. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    A la fin de l'année 1991 et en 1992, Yves Juhel travaille sur le corps. Il le forme et le déforme, le sculpte sur la toile ou sur le papier, le met en mouvement... Dans ce contexte, il peint (ou du moins, il a laissé...) une dizaine de tableaux représentant des femmes, pour la plupart nues, à l'image de la toile N° 82.

    La chevelure est d'un rouge flamboyant, tout comme une partie de son visage aux yeux grands ouverts : cette femme, dont on ne distingue pas les bras et qui fait face au peintre, nue, est présentée en buste. Un corps d'un blanc froid et bleuté, comme peut l'être le fond sur lequel elle évolue, lui-même d'un bleu glacial aux reflets blancs.

    Cette toile mesure 116x89, et est présentée dans un cadre en bois, sans doute réalisé par l'artiste et très abîmé, de 118x90. Dans le coin supérieur gauche, Yves Juhel a gravé son nom dans la peinture, ainsi qu'une date, le 13 mars 1992. Au verso, il a indiqué son nom et son adresse, ainsi que d'autres inscriptions, rayées et recouvertes.

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (195) : "Très loin dans l'alcool..."

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    N° d'inv. 485. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Ici, un message, écrit de la main d'Yves Juhel : "Je veux aller très loin dans l'alcool ce soir. Je me soule (sic) pour vous, peuple indigne". Ecœurement, révolte, colère... Le coup de blues de l'artiste est-il passager ou durable ? Ce qui est certain, c'est qu'au tournant des années 80 et 90 (et même sans doute au-delà), il porte un regard noir et sans concession sur le monde. Et comme en écho à cet état d'esprit, à cette sombre lucidité, l'œuvre d'Yves est complexe, souvent torturée et pessimiste. Ce petit dessin (29x23) réalisé sur carton gris à l'encre et à la gouache s'inscrit pleinement dans ce contexte ombrageux. L'écriture est rapide, et le trait spontané, expédié, fluide et saccadé en même temps. On distingue une sorte de faux cadre à l'encre, comme une porte métallique et rivetée, et un corps, sans doute féminin, le tout rehaussé de gouache rouge et blanche. Difficile de faire le lien entre mots et dessin. Pour le reste, à chacun son regard, son interprétation, se cheminement face à ce qu'a exprimé l'artiste.

    Ce petit dessin fait partie d'une petite série de trois, où figure aussi le N° 489, qui a toutefois été réalisé sur un carton plus bleuté. Il est, comme les autres, très abîmé par l'humidité, côté gauche. Et il renvoie à une série plus vaste de nus peints à l'huile sur toile, à la même  époque, à l'image du N° 82. Il n'est hélas pas signé. Mais il est daté, en haut à gauche, du 27 janvier 1992.

    O. D.

     

     

  • L'œuvre de la semaine (169) : le nu sur carton bleu

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    N° d'inv. 489. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Entre fin 1991 et début 1992, après sa série "sociale" dépeignant des scènes de misère et de solitude, Yves Juhel a beaucoup travaillé sur le corps, laissant de nombreux dessins à l'encre de Chine représentant des morceaux d'anatomie, de pieds et de mains notamment. Une thématique qu'il a déclinée en quelques œuvres, à travers des nus peints et dessinés soit sur toile (Voir le N°82, par exemple), soit sur carton. 

    Bien sûr, on est loin du nu académique. Les corps sont torturés, malaxés, déformés, et ils semblent évoluer dans des paysages extérieurs, urbains. De cette période, il reste quelques toiles en grand format, souvent fragiles, et une poignée d'autres œuvres qui semblent hésiter entre travaux préparatoires et créations abouties.

    Celle-ci a ainsi été dessinée sur un carton bleu, aux dimensions modestes (33x25). Elle mêle l'encre et la gouache : en noir, ce personnage féminin, à droite, dont on distingue la tête, les bras, les seins, les jambes, et le fond du décor; et en rouge et blanc ce qui pourrait s'apparenter à des accessoires (écharpe, bonnet ?), et des éléments du décor, sorte de charpente métallique. 

    Sur le côté gauche, l'artiste a laissé sa signature ainsi qu'une date : le 25 janvier 1992. A  noter que sur toute cette partie gauche, l'œuvre est, hélas, très abîmée. 

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (167) : "L'Ours et l'oiseau"

    yves juhel, art, peintre, peinture, l'œuvre de la semaine, huile, toile, 1992, animaux

    N° d'inv. 6. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Cette huile sur toile de grande dimension (190x170) a été peinte par Yves Juhel en 1992. Il s'agit d'une des rares œuvres de l'artiste à porter un nom, inscrit au feutre au dos du tableau : "L'Ours et l'oiseau". Un titre qui sonne comme une fable de La Fontaine. Sur un fond hivernal (terre brune ou gris-bleu; ciel plombé), l'ours noir, chargé de matière, menaçant, domine le grand oiseau blanc, aux ailes déployées, à ses pieds.

    Cette toile est doublement signée : au recto, en haut à gauche, le nom est gravé dans la peinture; au verso, il est inscrit avec le titre et une date unique, le 19 août 1992. Sans doute la date d'achèvement de ce tableau. On se souvient qu'à la même période, Yves Juhel a ainsi peint d'autres toiles en grand format, à l'image de celle portant le N°10, et qui elle-même avait été peinte en plusieurs étapes, entre le 17 août et décembre 1992.

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (112) : "Le sens interdit du coq"

    yves juhel, art, peintre, peinture, l'œuvre de la semaine, huile, contreplaqué, 1992, animaux, oiseau

    N° d'inv. 81. Prix : nous contacter. Photo : Pierre Juhel

     

    Durant sa carrière de peintre, Yves Juhel a essentiellement peint sur de la toile et du papier. Mais il s'est aussi essayé à d'autres supports. Au printemps 1992 notamment, il a ainsi peint quelques tableaux sur contreplaqué, un matériaux qu'il connaissait bien, de part son autre activité de "travailleur du bois".

    Il a ainsi laissé cette œuvre écarlate, qu'il a intitulée (inscription au verso) : "Le sens interdit du coq". Du rouge partout, pour le fond, pour le panneau, sans doute aussi pour la crête de l'animal, qui semble regarder l'observateur, avec son air fou et farouche. Et un plumage noir, qui n'est pas sans rappeler un autre oiseau peint sur toile quelques mois plus tard, en 1993, le N° 173.

    Le tableau est signé, en bas à droite, au recto. Il l'est aussi au dos, au côté du titre de l'œuvre et d'une date, sans doute celle de son achèvement, le 8 mai 1992. Soit quelques jours avant une autre œuvre déjà présentée ici, peinte elle aussi sur contreplaqué, la N° 79. Avec un autre point commun, leur dimension : 153x122.

    O. D.