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Yves Juhel (1969-2003), peintre - Page 5

  • L'œuvre de la semaine (175) : terre de feu

    Yves Juhel 325-Photo PJ.JPG

    N° d'inv. 425. Prix : nous contacter. Photo : Pierre Juhel

     

    Entre 1999 et 2001, Yves Juhel a peint une série de paysages sur des toiles de grand format (ici, 180x180). Et pour certains, le travail s'est échelonné sur plusieurs semaines. C'est le cas avec ce paysage de feu, avec sa terre rouge braise et ce ciel de flammes ardentes. Comme en témoignent les différentes dates inscrites au dos de la toile, ce travail a été commencé le 23 juillet 2000. Il s'est poursuivi sur quelques semaines d'été, les 28 juillet, puis les 6 et 7 août, avant une longue pause, la dernière date apparaissant étant le 15 mars 2001. A ce titre, elle fait écho à une autre toile présentée ici, la N° 331, elle aussi commencée en 2000 et achevée en mars 2001. Par son thème, elle est également à rapprocher de la toile N° 76, intitulée "Après l'incendie", présentant une terre calcinée, mais toutefois peinte antérieurement, de novembre 1999 à janvier 2000.

    Hélas, cette toile n'est pas signée. Elle présente cependant au verso la mention "A vernir", laissant entendre que l'artiste n'a pas effectué les finitions qu'il désirait réaliser.

    O. D.

     

  • L'œuvre de la semaine (174) : le chien mort

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    N° d'inv. 7. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Yves Juhel a peint et dessiné de nombreux chiens durant sa trop courte carrière. Mais une seule fois un chien mort : le voici... Une œuvre sombre, d'autant plus spectaculaire qu'elle a été peinte sur une toile de grand format (194,5 x 114). Les côtes sont saillantes, le pelage terne, les yeux clos, et la posture ne laisse que peu de doutes : il s'agit bien ici d'un cadavre.

    De nombreuses dates ont été inscrites au dos de cette toile par l'artiste. A n'en pas douter, si Yves Juhel a sans doute passé du temps à peindre le sujet, il en a également consacré beaucoup au fond, comme sur toutes les huiles en grand format qu'il a peintes durant ces années 2000 et 2001. Une énergie dépensée sur les fonds confirmée par ses amis artistes de l'époque. La première date qui apparaît est celle du 20 mai 2000. Puis suivent les 1er, 2, 5 et 15 juin, les 22, 28 et 30 juillet, et le 2 août. Avant une ultime date le 1er août 2001. Soit une année entre l'avant-dernière et la dernière intervention. S'agit-il d'une erreur de date de l'artiste ? Ou d'une ultime retouche avant que l'œuvre ne soit considérée comme réellement achevée ? Seul Yves Juhel aurait pu le dire, lui qui n'a d'alleurs pas signé cette toile.

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (173) : le cyclope à la crête

    Yves Juhel 192-Photo OD.JPG

    N° d'inv. 192. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    En janvier 2001, Yves Juhel a peint à la gouache une vingtaine de portraits cyclopéens, sur papier au format Raisin (65x54). Des œuvres dans les tons pastels, un peu ternes, visages flous et lugubres aux traits grossiers, et présentant la particularité d'avoir un seul et unique œil (Voir aussi les gouaches N° 195, 202, 210, 199 et 191). Celui-ci semble affublé d'une crête. La signature est accompagnée de la mention "Janvier 2001", en bas à droite. Mais dans le coin supérieur gauche apparaît une autre inscription, à l'envers, comme si l'artiste avait hésité sur le sens de son œuvre : "5 1 01, Cyclope".

    Cette gouache est encadrée, sous verre. Elle a déjà été présentée au public, dans le cadre d'expositions, au printemps 2013 à Plomelin, dans le Finistère, et de 2013 à 2015 à la Galerie de Bretagne, à Quimper.

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (172) : chèvre en noir et blanc

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    N° d'inv. 687. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Durant l'été 2002, au cœur de la vague de "portraits animaliers" (voir rétrospective ici), Yves Juhel a aussi beaucoup travaillé au fusain, comme en témoigne le dessin présenté cette semaine. Des croquis préparatoires à ses œuvres peintes à la gouache. Ainsi, il a laissé sept dessins représentant des ânes et datés du 2 août 2002, autant de bovins portant la date du 17 août, et ce seul dessin de chèvre, réalisé le 14.

    Cette chèvre fait bien entendu écho à des œuvres peintes à la même période (Voir celles numérotées 384 et 656). Sur le même dessin, l'artiste a représenté une silhouette de l'animal. Mais c'est bien la tête et ses traits (presque rigolards) qui lui semblent prioritaires, à l'image de cette grande série peinte en quelques semaines. 

    A noter que ce dessin n'est pas signé.

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (171) : premières heures sombres

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    N° d'inv. 723. Prix : nous contacter.  Photo O. D.

     

    Cette œuvre est une des toutes premières peintes par Yves Juhel, du moins parmi celles conservées. Cette rareté, signée dans le coin inférieur gauche, est datée de novembre 1988. L'artiste a alors 19 ans, et il peint au domicile familial, à Bondy (93).

    Ces quelques premières huiles sont sombres. Une empreinte qui marquera son œuvre jusqu'au milieu des années 90. Peinte sur carton entoilé, de dimension moyenne (46x55), celle-ci représente une femme qui semble en situation de détresse, dans une tenue qui peut évoquer les population sahéliennes, durement frappées par famines et épidémies durant ces années 1980. Il n'est d'ailleurs pas impossible qu'Yves Juhel ait travaillé à partir d'une photo, comme il l'a un peu fait à cette époque. Cette composition fait écho à des œuvres peintes en 1990 (N° 338, 366 et 464), tant par le thème que par cette immense ombre qui semble avaler le personnage. Même si cette huile réaliste de présente pas la même maturité que celles postérieures. 

    Cette œuvre a quelque peu souffert avec le temps. La peinture est un peu usée, et les coins abîmés. 

    O. D.