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encre - Page 3

  • L'œuvre de la semaine (166) : "Le Bavarois"

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    N° d'inv. 709. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    A la fin de l'été 2002, Yves Juhel a franchi une nouvelle étape dans ses séries de portraits peints à la gouache sur papier. De cette période, il a laissé une trentaine d'œuvres, pour l'essentiel rassemblées dans une pochette sur laquelle il a inscrit : "Personnages à plumes, bourgeois, Indiens, militaires. Août/septembre 2002".

    Nous avons déjà vu ici plusieurs gouaches issues de cette série : celles inventoriées sous les N° 703, 694, 717, 721 et 692. Cette dernière a d'ailleurs été peinte le 4 septembre 2002, tout comme ce "Bavarois" que nous présentons cette semaine. Un personnage clairement identifié par l'artiste (en bas à gauche) et qui porte ces fameuses plumes, élément récurrent de la série, et que l'on retrouvera d'ailleurs l'année suivante, dans une ultime galerie de portraits (à voir ici). 

    Les traits de l'homme sont difficiles à distinguer, émergeant de taches lancées sur le papier et encadrées d'une coiffe grossière. Seules finesses, quelques traits d'encre définissant les contours, et un plumet rouge dessiné avec précision, au sommet de la chevelure (ou du couvre-chef). Des plumes qui semblent faire écho à celles, noires et massives, qui pendent sur la joue de ce Bavarois.

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (165) : la bête aux yeux pochés

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    N° d'inv. 622. Prix : nous contacter. Photo : O. D. 

     

    Nous sommes là au tout début de la série animalière de l'été 2001. Une série qui compte des dizaines d'œuvres. En ce début du mois de juin (le 7, comme l'indique la date, en bas à gauche), Yves Juhel commence par peindre, sur papier (65,5x50), quelques têtes d'animaux aux couleurs douces, presque pastel, à l'image du N° 632.

    Ici, la composition part clairement d'une grande tache peinte à la gouache, mêlant roses, bruns clairs et bleus. A partir de cette base,  dans la partie supérieure droite, l'artiste a dessiné, à l'encre et au fusain, une tête d'animal, qui pourrait être celle d'un mouton ou d'un chien : deux oreilles, deux yeux tristes, presque pochés, un museau volumineux, la tache de couleur pouvant quant à elle figurer le corps rondouillard de la bête.

    Cette œuvre n'est, hélas, pas signée.

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (161) : la souris aux oreilles jaunes

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    N° d'inv. 623. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Dans la frénésie animalière de l'été 2001, les animaux se succèdent à un rythme effréné. Pour la seule journée du 15 juillet, trois œuvres sont peintes à la gouache sur papier : un bélier, un dindon (N° 580), et cette souris à  l'œil et aux oreilles jaunes. 

    Il y a toujours du mouvement, de la spontanéité, de la rapidité, dans l'art d'Yves Juhel. Et cette souris en est un exemple. Quelques taches roses et jaunes, à la gouache très diluée, pour donner la forme générale de l'animal... Puis des lignes vives et fines de fusain et d'encre, pour en appuyer les contours et quelques éléments précis, comme les moustaches... On imagine que le rongeur a pris vie très rapidement, sur le papier. A peine le temps de sécher, et l'artiste est passé à un autre animal. Puis un autre... Puis un autre...

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (144) : vert couvre-chef

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    N° d'inv. 703. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

     Cette œuvre d'Yves Juhel mêlant gouache et encre, et peinte sur papier au format 65x50 appartient à une vaste série d'une trentaine de personnages, commencés pour beaucoup vers la mi-août 2002 et achevés, pour la totalité, entre le 1er et le 8 septembre de cette même année.

    Il s'agit donc là d'une série menée non pas œuvre après œuvre, mais dont toutes les composantes sont créées simultanément, se nourrissant mutuellement. On imagine ainsi l'artiste, pendant quelques semaines, face à toutes ces feuilles étalées devant lui ou punaisées au mur, comme autant de pages d'un livre démembré dont il tenterait de trouver la cohérence en les rédigeant en parallèle.

    Ainsi, si deux dates, les 5 et 7 septembre 2002, sont inscrites au bas de ce portrait, pas moins d'une douzaine des gouaches de cette série portent mention de ce 7 septembre, dont neuf en font la date d'achèvement. C'est par exemple le cas des œuvres numérotées 694 et 717, que nous avons présentées sur ce blog précédemment.

    Un certain nombre des personnages de cette série sont identifiables (militaires, Indiens, portant chapeaux ou plumes, possibles autoportraits,  etc.). Ici, c'est plus compliqué. Les traits sont plus grossiers. Porte-t-il un couvre-chef ? Un turban peut-être ? Ou une coiffure verte ? Un oeil et une oreille se distinguent, à droite. Mais est-il de profil ou de face ? Impossible à savoir. Petite facétie de l'artiste : ce cadre de forme carrée peint à l'intérieur de sa feuille rectangulaire, dont finalement il s'affranchit en en sortant volontairement pour figurer le col de son personnage.

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (143) : petite scène d'intérieur

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    N° d'inv. 496. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Cette œuvre, mêlant gouache et encre sur papier, a été peinte le 24 novembre 1993, tout comme "La pluie" (N° 487), déjà présentée ici.

    Elle fait partie d'une petite série de cinq œuvres créées entre le 16 et le 24 novembre, et représentant des petites scènes d'intérieur dans un cadre restreignant l'espace au sein de la feuille de papier. Des feuilles de dimensions variées mais dans des proportions similaires, celle-ci faisant 29,5x25,5.

    Ce cadre fait figure de scène de théâtre, à moins qu'il ne s'agisse d'une fenêtre. Quoi qu'il en soit, celui qui regarde, spectateur ou voyeur, peut y observer divers personnages (ici un couple) évoluant dans leur univers privé. Des personnages grossiers, flous, fantomatiques, mal modelés, tels qu'Yves Juhel aimait les peindre à cette époque (voir par exemple les œuvres N° 357 ou N° 307). 

    O. D.