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encre - Page 5

  • Un petit trésor en 107 encres

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    Photos O. D.

     

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    La collection d'oeuvres laissée par Yves Juhel semble parfois inépuisable. Il y a bien sûr ces centaines de gouaches, d'huiles, d'encres, de dessins au fusain, achevés ou inachevés, que nous avons déjà inventoriés ou qui nous reste à répertorier, et que nous présentons ici, au fil des semaines. Et puis il y a parfois d'étonnantes surprises. C'est ainsi qu'il y a quelques semaines, Pierre Juhel, le frère de l'artiste, nous a confié un carton, afin d'avancer dans notre travail. Dans ce carton, une petite boîte blanche, fermée par un cordon taillée dans une chute de toile.20170614_150758.jpg Comme une promesse de trésor... Premier geste bien sûr, dénouer ce ruban. Et là, sur la boîte, une inscription de l'artiste : "107 encres". Jeu de mots autour de l'expression "107 ans" ? Peut-être... A voir... Et donc ouvrir la boîte. L'ouvrir sur une belle surprise... Des dizaines de "cartes", grossièrement découpées en 15x15 dans un papier cartonné style Bristol. Des encres représentant des animaux, des personnages, des paysages, des jeux de taches, certaines avec un nom, d'autres datées (essentiellement de l'été 2000). Les compter, les passer en revue, une à une, et s'assurer qu'il y en a bien... 107.

    Quel sens donner à cette mini-série (mini par la taille, et non par le nombre) ? Quelle place lui attribuer dans l'oeuvre de l'artiste ? Il nous faudra un peu de temps pour nous pencher sur la question et pour intégrer ces "107 encres" au long travail d'inventaire que nous effectuons, lentement... Mais ce qui compte, pour l'instant, c'est cette sensation de toucher une fois encore à quelque chose d'unique. Et ce désir de le faire découvrir, sans relâche, ni lassitude, au plus grand nombre...

    Olivier Desveaux

     

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  • L'œuvre de la semaine (118) : un emplumé de 2002

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    N° d'inv. 694. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Parmi les séries de personnages peintes par Yves Juhel, il y a celle de septembre 2002. Une série qui compte une petite quinzaine de spécimens, dont cet exemplaire, et le N° 692. Une fois encore, comme dans d'autres séries, on y retrouve le plumet, plus que jamais visible, presque au milieu du front, et un œil unique. Mais pour le reste, on est assez loin des séries précédentes peintes par l'artiste, avec un trait de peinture assez large, donnant à l'ensemble un aspect de champignon au couvre-chef volumineux. Si l'essentiel a été réalisé ici à la gouache, quelques traits d'encre noire viennent dessiner l'œil et la bouche, à peine esquissés.

    Trois dates apparaissent sous cette gouache : en bas à gauche, le 4 septembre 2002, et en bas à droite, avec la signature, les 5 et 7 septembre 2002. A priori, d'après tout ce que nous avons inventorié jusque-là (et qui porte mention d'une date), il pourrait s'agir de l'une des toutes dernières œuvres peintes par Yves Juhel en 2002.

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (113) : la chèvre au regard triste

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    N° dinv. 691. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Nous sommes ici à nouveau dans la frénésie de l'été 2002, lorsqu'Yves Juhel a peint une foule d'animaux. Au cœur du mois d'août, le 13, comme indiqué en haut à droite, juste à côté de la corne grise.

    Mais que veut exprimer cette chèvre, avec son regard désabusé, voire triste ? Une humeur rehaussée par la composition de cette œuvre. En effet, contrairement à tous les autres "portraits" d'animaux peints durant cette période, ici, les contours sont particulièrement flous. La gouache, très diluée, a dans un premier temps donné la forme globale. Une gouache qui s'est en outre dispersée, éclatée, rayonnant autour de l'animal, comme autant de poils laineux.

    Sans les deux cornes grises, difficile de dire, à ce stade, à quel animal on a affaire. Comme si l'artiste avait lui-même hésité un temps. Quelques traits à l'encre, deux oreilles amples, un fin museau et deux petits yeux, lèveront finalement tout doute. 

    A noter que cette œuvre, peinte sur papier (65,5x50) n'est, hélas, pas signée. 

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (100)

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    N° d'inv. 692. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Entre août et septembre 2002, Yves Juhel a peint une trentaine d'œuvres sur papier (65,5x50,5), à la gouache mêlée de quelques touches d'encre, représentant divers personnages : militaires, bourgeois, gentilshommes, pirates, clowns, ou encore Indiens, à l'image de celle que nous présentons ici. 

    Cet Indien de profil, comme les autres portraits de cette série, présente certaines caractéristiques d'une galerie de personnages peinte un an et demi plus tôt (les "Cyclopes", avec leur œil unique), mais il annonce aussi la dernière série qu'il peindra quelques mois plus tard, juste avant sa mort : ses fameux "personnages à plumes". Il est d'ailleurs à rapprocher d'un autre Indien peint le 17 mars 2003, le N° 190.

    yves juhel, art, peintre, peinture, l'œuvre de la semaine, 2002, gouache, papier, encre, personnage

    N° d'inv.  190

     

    Si l'essentiel de cette œuvre a été peinte à la gouache, l'encre a ici servi à dessiner une partie du profil du personnage. En bas à gauche, elle est datée du 4 septembre 2002, et intitulée "L'Indien". L'artiste a apposé sa signature en bas à droite. 

    O. D.

     

  • L'œuvre de la semaine (92)

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    N° d'inv. 624. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    La seule journée du 14 août 2001, Yves Juhel a peint huit œuvres, sur papier, au format Raisin (65,5x50). C'est du moins le nombre de productions que nous avons inventoriées jusqu'à présent... Au total, huit animaux, dont un tigre, et pas moins de sept singes. Sur l'ensemble de sa carrière, Yves a sans doute consacré une seule journée à peindre des primates (Exception faite du grand chimpanzé peint à l'huile sur toile, inventorié sous le N° 319, réalisé les 10, 11 et 12 août de cette même année, soit quelques jours plus tôt). Mais quelle journée...

    De cette série, nous avons déjà vu les œuvres N° 385 et 553. Voici un autre exemplaire. Ce mandrill à la gueule particulièrement reconnaissable a été réalisé à la gouache, mêlée à diverses techniques (craie grasse, fusain, encre...). Comme pour les autres, signature et date figurent au recto. 

    O. D.