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  • L'œuvre de la semaine (210) : le cheval mauve

    Yves Juhel 615-Photo OD.JPG

    N° d'inv. 615. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Nous sommes là en août 2002. Après une première vaste série animalière peinte l'été précédent essentiellement à l'huile, Yves Juhel entame un second bestiaire, série de gouaches sur papier, en grande partie au format Raisin (65x50). Au début du mois, il peint ainsi plusieurs  ânes et chevaux, à l'image de celui-ci. Les contours ont été dessinés en traits rapides, au fusain. L'artiste s'est ensuite emparé se ses pinceaux, rehaussant ces contours et donnant chair à l'animal à la robe mauve.

    Yves Juhel a signé cette gouache, dans le coin inférieur droit, en indiquant également deux dates, les 27 juillet et 8 août 2002. Au verso, le nombre 26 apparaît (a-t-il commencé cette œuvre le 26 juillet ?). C'est au terme de cette petite collection équestre, quelques jours plus tard, qu'il lancera sa grande série de portraits d'animaux domestiques, vaches, chèvres et autres moutons (Voir ici).

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (209) : à l'abri sous l'arbre d'argent

    Yves Juhel 826-Photo OD.JPG

    N° d'inv. 826. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    L'œuvre monumentale d'Yves Juhel compte sept tableaux peints entre 1992 et 1995, et composant une petite série d'arbres, dans toutes les dimensions : du petit format (avec ceux numérotés 151 et 162), du grand format (N° 74, 309 et 310), et deux toiles de dimensions intermédiaires, à l'image de celle que nous présentons cette semaine (116x89).

    Là, nous sommes face à deux arbres plantés dans une terre rouge sang, le plus petit, à l'abri du grand au feuillage d'argent, ayant presque figure humaine, avec ses yeux pâles et sa tête penchée. Il est vrai qu'à cette même période, Yves Juhel peint également d'étranges personnages à grosse tête, ressemblant fortement à cet arbre jaune (voir, par exemple, le N° 307).

    L'artiste prend son temps, pour peindre ces arbres. Ici, au verso, il dresse la liste des mois durant lesquels il s'est penché sur sa toile : mai 93, novembre 93, décembre 93, janvier 94, mai 94, juin 94... Soit plus d'un an pour y mettre un terme. Au recto, il a gravé son nom dans la peinture, y ajoutant une année : 94.

    A noter que la toile est entourée d'un galon noir, qui se décolle...

    O. D.

     

  • L'œuvre de la semaine (208) : un cyclope de janvier 2001

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    N° d'inv. 363. Prix : nous contacter. Photo : P. J.

     

    Voici un nouveau membre de la grande famille des cyclopes de 2001 (voir, entre autres, ceux numérotés 199, 202, 210, etc.). Une série d'une vingtaine d'œuvres peintes à la gouache sur papier (65x50) avec, pour beaucoup (dont celle-ci), des contours dessinés au fusain. 

    Un visage plutôt rond, une mine peu réjouie, un nez grossier, et le fameux œil unique... Toutes les caractéristiques de la série sont présentes dans cet exemplaire, qui est encadré, sous verre.

    Cette gouache est signée, au recto, dans le coin inférieur droit, et datée de janvier 2001, comme la plupart des œuvres de la série.

    O. D.

  • L'œuvre la semaine (207) : "Mort d'un enfant, haine d'un père"

    Yves Juhel 831-Photo OD.JPG

    N° d'inv. 831. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Cette toile d'Yves Juhel est, à plus d'un titre, exceptionnelle. Et pour commencer, parce qu'elle appartient à une série de trois œuvres peintes en 1988. Trois tableaux (voir le N° 723) qui nous plongent aux origines  de l'œuvre de l'artiste, âgé de seulement 19 ans au moment où il les peint. Il s'agit donc de ses plus anciennes créations qui aient été conservées.

    Exceptionnelle aussi, car il s'agit de la toute première exposée par l'artiste. En 1989 en effet, il s'inscrit pour présenter deux de ses œuvres dans un salon consacré à des peintres locaux, à Bondy, en Seine-Saint-Denis, à deux pas de la maison familiale, où il peint. Deux tableaux d'une beauté sombre sont ainsi exposés à l'espace Marcel-Chauzy, et se distinguent, tranchent, au milieu des marines, natures mortes et autres portraits de peintres amateurs. C'est là que, pour la première fois, il m'a été donné de découvrir les talents artistiques d'Yves Juhel...

    Autre particularité enfin : ce tableau est une reproduction, voire une réinterprétation d'une photo de Sebastião Salgado, le grand photographe franco-brésilien. Il y a déjà plusieurs années, j'avais retrouvé un cliché dont s'était inspiré Yves Juhel pour peindre l'autre œuvre de la série, que nous n'avons pas encore présenté sur ce blog. Et récemment, en préparant cette petite présentation, je me suis replongé dans l'œuvre de Salgado, et notamment une série réalisée au milieu des années 1980, au Soudan, alors touché par une famine de grande ampleur. Et là, bingo... Je me suis retrouvé face à ce père, portant cet enfant agonisant dans ses bras. 

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    Photo Sebastião Salgado

     

    La scène est violente... Certes, ce tableau de jeunesse d'Yves Juhel n'a pas la force du cliché en noir et blanc. Mais il a su retranscrire ce drame, qui se lit dans le regard de ce père, à la fois dur et douloureux. Le camp, en arrière-plan, a disparu, et le ciel immaculé s'est transformé en un tumulte de contrastes, entre nuée menaçante et couleurs du couchant.

    Le tableau est de dimensions moyennes (92x73). Au recto, dans le coin inférieur gauche, Yves Juhel a apposé sa signature et inscrit une date, août 1988. Au dos, il a noté un titre, "Mort d'un enfant, haine d'un père", ainsi que son nom et son adresse, sans doute en vue de l'exposition.

    O. D.

     

     
  • L'œuvre la semaine (206) : aux origines du bestiaire de 2001

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    N° d'inv. 814. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Le 1er juin 2001, Yves Juhel réalise une douzaine de dessins sur papier, au fusain, représentant tous des animaux. Cette série express va lancer celle, beaucoup plus vaste et riche, du bestiaire peint à l'huile sur toile, de l'été 2001.

    Ces douze dessins, réalisés dans des formats modestes et variés, ont quelque peu souffert de l'humidité. A l'image de celui-ci, premier de la série que nous présentons sur ce blog. Il représente deux rongeurs, qui pourraient être des lapins ou des écureuils. Le trait est vif, rapide, spontané, à l'image de la manière dont Yves Juhel a travaillé tout au long de sa carrière d'artiste. Ses dimensions : 26x35. Une particularité : comme les autres de la série, ce dessin n'est pas signé.

    O. D.