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oiseau

  • L'œuvre de la semaine (112) : "Le sens interdit du coq"

    yves juhel, art, peintre, peinture, l'œuvre de la semaine, huile, contreplaqué, 1992, animaux, oiseau

    N° d'inv. 81. Prix : nous contacter. Photo : Pierre Juhel

     

    Durant sa carrière de peintre, Yves Juhel a essentiellement peint sur de la toile et du papier. Mais il s'est aussi essayé à d'autres supports. Au printemps 1992 notamment, il a ainsi peint quelques tableaux sur contreplaqué, un matériaux qu'il connaissait bien, de part son autre activité de "travailleur du bois".

    Il a ainsi laissé cette œuvre écarlate, qu'il a intitulée (inscription au verso) : "Le sens interdit du coq". Du rouge partout, pour le fond, pour le panneau, sans doute aussi pour la crête de l'animal, qui semble regarder l'observateur, avec son air fou et farouche. Et un plumage noir, qui n'est pas sans rappeler un autre oiseau peint sur toile quelques mois plus tard, en 1993, le N° 173.

    Le tableau est signé, en bas à droite, au recto. Il l'est aussi au dos, au côté du titre de l'œuvre et d'une date, sans doute celle de son achèvement, le 8 mai 1992. Soit quelques jours avant une autre œuvre déjà présentée ici, peinte elle aussi sur contreplaqué, la N° 79. Avec un autre point commun, leur dimension : 153x122.

    O. D.

  • Son œuvre dans les collections privées (5)

    Yves Juhel 173-Photo OD.JPG

                                                                                                                  N° d'inv. 173. Photo Olivier Desveaux

     

    Cela fait plus de vingt ans que cette œuvre m'accompagne... C'était en 1993. Yves Juhel était venu dîner chez nous, à Paris. Au bout de quelque temps, il nous avait dit : "J'ai laissé quelque chose pour vous, dans le couloir". Emballé dans du papier kraft, le tableau n'était pas tout à fait sec, en profondeur. Il venait de l'achever. Yves nous avait invité à la plus grande prudence, pour le manipuler.

    Comment était né ce drôle d'oiseau ? Je me souviens qu'Yves nous avait dit s'être laissé guider par ces taches rouges, qui l'avaient conduit à donner vie au volatile. Peint en janvier 1993, il l'avait baptisé "L'oiseau à deux têtes". Alors que peu de ses œuvres portent un nom, ici, il s'affiche ouvertement, au recto du tableau.

    Sa dimension moyenne (66x81) m'a permis de lui faire prendre part à chacun de mes nombreux déménagements qui ont jalonnés toutes ces années. Partout, il a trouvé un mur accueillant, protégé et douillet, seul élément stable de mes multiples univers. Mon monde change, mais l'oiseau reste là... 

    Difficile de dire ce qu'il serait devenu, s'il ne l'avait offert. Une chose est certaine, il est unique. Il n'appartient à aucune série. Yves a-t-il par la suite détruit d'autres volatiles de la même espèce, insatisfait, comme il le faisait souvent, à cette époque ? Possible... Pas sûr... Et peu importe.  Ce qui compte, c'est que cet oiseau vive.

    Olivier Desveaux