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Bouquets - Page 2

  • L'œuvre de la semaine (249) : sept fleurs de sang

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    N° d'inv. 13. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Difficile de faire plus éclaté que ce boulet peint par Yves Juhel en 2000. Ce tableau appartient à une série majeure peinte par l'artiste, durant les deux premières années du millénaire. Série dans laquelle, à partir d'un fond très travaillé et d'un noyau magmatique, il fait exploser des gerbes de fleurs, essaimant pétales et tiges sur la toile. Les œuvres sont ici pleines de matière, en trois dimension, et le plus souvent peintes sur de grands châssis de forme carrée.

    Sur cette toile, peinte en 150x150, le fond, d'un ton pastel saumoné, contraste peu avec le noyau jaune. Ce qui fait d'autant plus jaillir les sept fleurs de sang coagulé, sombres, l'une d'entre elle sortant même quasiment du tableau, dans sa partie supérieure. Au cœur du magma, elles semblent avoir laissé la trace colorée, orangée, du bouquet initial.

    Six dates figurent au dos de la toile, concentrées au mois d'août 2000 : les 8, 9, 12, 14, 15 et 27. Un tableau qui, hélas, ne présente aucune signature apparente de l'artiste.

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (236) : le plus petit des bouquets

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    N° d'inv. 51. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Cette toile d'Yves Juhel n'est ni datée, ni signée. Pourtant, nul doute qu'elle est bien de lui. Elle s'inscrit en effet pleinement dans la série des bouquets en pots, que l'on peut retrouver en cliquant ici

    On y retrouve tous les éléments qui composent cette série : le support de la table ou du sol, le vase, et ces fleurs émergeant à peine dans le flou. Pas de doute donc : même sans date, cette toile a été peinte, comme les autres, en 1999.

    Une particularité toutefois : sa taille, de 33x24. Alors que tous les autres tableaux de la série ont été peints en moyen, voire en grand format, celui-ci est le plus petit. Pourrait-il s'agir d'une étude qui aurait lancé la collection sur une plus vaste échelle ? D'un essai, qui pourrait expliquer l'absence de signature ? Impossible à dire...

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (226) : des fleurs dans un nuage bleuté

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    N° d'inv. 340. Prix : nous contacter. Photo Pierre Juhel

     

    La série des bouquets éclatés d'Yves Juhel commence en avril 2000. Beaucoup de ces œuvres sont peintes en août de cette même année. Puis il y revient de temps en temps, non sans peindre quelques petits paysages en septembre, d'autres en moyen format en novembre, avant de passer à la gouache et au fusain, sur ses cyclopes, en janvier 2001. Ses derniers grands bouquets, souvent commencés quelques mois plus tôt, l'artiste les achève en mars et avril 2001. Un rythme qui est le signe d'une grande liberté de travail, Yves Juhel disposant à cette époque de suffisamment d'espace pour commencer des œuvres de grand format, les garder à portée de regard et de main, et y revenir à de multiples reprises. 

    Le tableau présenté cette semaine s'inscrit totalement dans cette série, dans cette période, et dans cet état d'esprit. Au dos de la toile figurent pas moins d'une douzaine de dates : 6, 10, 11, 15, 19 et 20 août 2000; 4 et 7 octobre 2000; 12 novembre 2000; et enfin 3, 4 et 6 mars 2001. Soit sept mois au total entre la première et la dernière intervention mentionnées par l'artiste. Avec, comme à l'accoutumée, un travail d'une grande finesse réalisée sur le fond, et des apports progressifs superposant les couches et donnant tout son relief à l'œuvre.

    On est bien encore ici dans la série des bouquets éclatés, même si les fleurs sont peu nombreuses et très dispersées dans une sorte de nuage d'un bleu ciel très pâle. Le pot est posé sur le rebord d'un meuble. Deux éléments dont la géométrie tranche avec la nébuleuse qui l'entoure, comme une fumée s'échappant d'un chaudron bouillonnant. 

    Cette huile sur toile, de forme carrée comme la plupart des autres de la série, a été peinte au format 150x150.

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (224) : un bouquet de fruits

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    N° d'inv. 828. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Avec l'œuvre présentée cette semaine, nous sommes à la frontière entre deux séries : celle des bouquets en pots, et celle des fruits. Cette huile de taille assez grande (un carré de 100x100) a été peinte sur papier marouflé sur toile, ce qui est assez rare, dans l'œuvre d'Yves Juhel.

    Outre l'année qui figure au recto, à côté de la signature de l'artiste, elle en compte deux autres au verso : décembre 1998 et janvier 1999. Une période qui, justement, correspond à une jointure entre ces deux séries. De celle des bouquets (voir la rétrospective ici), on retrouve bien sûr le pot, mais aussi une sorte de flou général, une brume semblant masquer le fond dont se détachent toutes ces sphères blanches. Ce fond se décline en deux parties : un cadre plus clair et, à une dizaine de centimètres des bords, une sorte de nuage jaune, englobant le sujet principal. Tout autour volent ce qui pourrait être des petites feuilles, elles aussi voilées par le brouillard.

    De la série des fruits (série à voir ici), cette huile possède les mêmes rondeurs, ainsi que l'agencement général de la toile, accumulation de formes charnues presque indépendantes les unes des autres, même si ici, elles sont unies par de fines tiges blanches. Un agencement identique à celui de la toile inventoriée sous le N° 339, par exemple, et qui a été peinte exactement à la même période, avec ce titre laissé par Yves Juhel : "fruits".

    Ici encore, chaque boule porte un minuscule point jaune. Cœur de la fleur ? Style ou pédoncule du fruit ? Sur ce point aussi, l'artiste laisse planer l'ambiguïté. 

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (218) : un bouquet dans la brume

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    N° d'inv. 5. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Voici l'une des œuvres les plus imposantes peintes par Yves Juhel. Dans sa courte carrière en effet, la toile la plus volumineuse peinte par l'artiste reste Le Grand cerf (N° 179), en 200x200. Derrière, on compte huit tableaux au format 200x170, dont celui-ci. 

    Cette toile datée, au verso, de 1999, appartient à la première série des bouquets (voir la rétrospective ici). Une série dans laquelle les fleurs sont en pot, ou en vase, et le plus souvent voilées par une sorte de brume. Et c'est bien le cas, ici. Du sol (ou de la table), du vase et des fleurs, on ne distingue que les silhouettes d'un rose-violet, se découpant difficilement dans un brouillard jaunâtre. L'artiste joue ici avec les transparences, les flous et les dégradés, se plaisant à imposer une ambiance empreinte de mystère, d'étrangeté...

    O. D.