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1999 - Page 2

  • L'œuvre de la semaine (236) : le plus petit des bouquets

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    N° d'inv. 51. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Cette toile d'Yves Juhel n'est ni datée, ni signée. Pourtant, nul doute qu'elle est bien de lui. Elle s'inscrit en effet pleinement dans la série des bouquets en pots, que l'on peut retrouver en cliquant ici

    On y retrouve tous les éléments qui composent cette série : le support de la table ou du sol, le vase, et ces fleurs émergeant à peine dans le flou. Pas de doute donc : même sans date, cette toile a été peinte, comme les autres, en 1999.

    Une particularité toutefois : sa taille, de 33x24. Alors que tous les autres tableaux de la série ont été peints en moyen, voire en grand format, celui-ci est le plus petit. Pourrait-il s'agir d'une étude qui aurait lancé la collection sur une plus vaste échelle ? D'un essai, qui pourrait expliquer l'absence de signature ? Impossible à dire...

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (224) : un bouquet de fruits

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    N° d'inv. 828. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Avec l'œuvre présentée cette semaine, nous sommes à la frontière entre deux séries : celle des bouquets en pots, et celle des fruits. Cette huile de taille assez grande (un carré de 100x100) a été peinte sur papier marouflé sur toile, ce qui est assez rare, dans l'œuvre d'Yves Juhel.

    Outre l'année qui figure au recto, à côté de la signature de l'artiste, elle en compte deux autres au verso : décembre 1998 et janvier 1999. Une période qui, justement, correspond à une jointure entre ces deux séries. De celle des bouquets (voir la rétrospective ici), on retrouve bien sûr le pot, mais aussi une sorte de flou général, une brume semblant masquer le fond dont se détachent toutes ces sphères blanches. Ce fond se décline en deux parties : un cadre plus clair et, à une dizaine de centimètres des bords, une sorte de nuage jaune, englobant le sujet principal. Tout autour volent ce qui pourrait être des petites feuilles, elles aussi voilées par le brouillard.

    De la série des fruits (série à voir ici), cette huile possède les mêmes rondeurs, ainsi que l'agencement général de la toile, accumulation de formes charnues presque indépendantes les unes des autres, même si ici, elles sont unies par de fines tiges blanches. Un agencement identique à celui de la toile inventoriée sous le N° 339, par exemple, et qui a été peinte exactement à la même période, avec ce titre laissé par Yves Juhel : "fruits".

    Ici encore, chaque boule porte un minuscule point jaune. Cœur de la fleur ? Style ou pédoncule du fruit ? Sur ce point aussi, l'artiste laisse planer l'ambiguïté. 

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (218) : un bouquet dans la brume

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    N° d'inv. 5. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Voici l'une des œuvres les plus imposantes peintes par Yves Juhel. Dans sa courte carrière en effet, la toile la plus volumineuse peinte par l'artiste reste Le Grand cerf (N° 179), en 200x200. Derrière, on compte huit tableaux au format 200x170, dont celui-ci. 

    Cette toile datée, au verso, de 1999, appartient à la première série des bouquets (voir la rétrospective ici). Une série dans laquelle les fleurs sont en pot, ou en vase, et le plus souvent voilées par une sorte de brume. Et c'est bien le cas, ici. Du sol (ou de la table), du vase et des fleurs, on ne distingue que les silhouettes d'un rose-violet, se découpant difficilement dans un brouillard jaunâtre. L'artiste joue ici avec les transparences, les flous et les dégradés, se plaisant à imposer une ambiance empreinte de mystère, d'étrangeté...

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (108) : un 6e bouquet de la première série

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    N° d'inv. 4. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Après les œuvres numérotées 3, 187, 302, 320 et 322, voici la sixième toile de la première série des bouquets présentée sur ce blog. Une série pour laquelle nous avons jusqu'à présent répertorié seulement neuf tableaux, peints entre juin 1997 et août 1999. Pour la plupart, ces huiles sur toile sont de taille monumentale, comme celle-ci, qui mesure 2 m de haut pour 1,70 m de large.

    On y retrouve tous les éléments récurrents de la série : le pot, toujours de forme différente, et le plus souvent posé sur une table ; un bouquet dense, homogène, de fleurs là aussi toujours différentes; et des couleurs vaporeuses, comme si ces bouquets se noyaient dans des brumes.

    Au recto, en bas à droite, l'artiste a gravé son nom dans la peinture. Une signature que l'on retrouve aussi écrite au verso, avec ces indications : "7 et 8 1999". Une formule peu habituelle dans la datation des œuvres d'Yves Juhel, et qui pourrait laisser penser que cette toile a été peinte en juillet et août 1999. Ce qui en ferait la toute dernière de cette série, avec une autre, de plus petites dimensions.

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (96)

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    N° d'inv. 320. Prix : nous contacter. Photo : Pierre Juhel

     

    1999 est l'année d'une première série de bouquets peints à l'huile par Yves Juhel, essentiellement sur des toiles de grand format, dont il existe, à notre connaissance, une douzaine d'exemplaires. Les œuvres numérotées 3, 187 et 302, mais aussi 322 (dans une variante ronde), appartiennent à cette belle série. Une série de natures mortes qui pourrait paraître académique, tant par le sujet que par la rigueur de la représentation du pot, toujours très géométrique, et des fleurs. Pourtant, dans leur réalisation, ces toiles ne manquent pas d'originalité, d'inventivité.

    Ici, certaines caractéristiques de cette série atteignent presque leur paroxysme. C'est le cas notamment de cette transparence, qui apparaît dans les autres toiles et qui faisaient toute la singularité des Ailes d'anges (N° 187). Une transparence quasi absolue, accentuée dans cette toile par ces dégradés de gris presque bleutés, et ces fleurs aux contours évoqués non pas par le trait, mais par l'absence de trait, un contour en creux, d'une pâleur similaire à celle du fond. Seules quelques feuilles semblent émerger de cette brume, ainsi que le pot, bien sûr, élément structurant reposant sur une surface plane, à peine esquissée. 

    Visuellement, la reproduction de cette toile fantomatique semble magique. Mais rien de comparable avec la magie que dégage l'œuvre réelle, accentuée par ses dimensions de taille humaine, monumentale (195x130). Au recto, l'artiste a gravé dans la peinture son nom et une année, 1999. Au dos, sur la toile, il a également apposé sa signature, et inscrit une date plus précise : avril 1999.

    Olivier Desveaux