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  • L'œuvre de la semaine (224) : un bouquet de fruits

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    N° d'inv. 828. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Avec l'œuvre présentée cette semaine, nous sommes à la frontière entre deux séries : celle des bouquets en pots, et celle des fruits. Cette huile de taille assez grande (un carré de 100x100) a été peinte sur papier marouflé sur toile, ce qui est assez rare, dans l'œuvre d'Yves Juhel.

    Outre l'année qui figure au recto, à côté de la signature de l'artiste, elle en compte deux autres au verso : décembre 1998 et janvier 1999. Une période qui, justement, correspond à une jointure entre ces deux séries. De celle des bouquets (voir la rétrospective ici), on retrouve bien sûr le pot, mais aussi une sorte de flou général, une brume semblant masquer le fond dont se détachent toutes ces sphères blanches. Ce fond se décline en deux parties : un cadre plus clair et, à une dizaine de centimètres des bords, une sorte de nuage jaune, englobant le sujet principal. Tout autour volent ce qui pourrait être des petites feuilles, elles aussi voilées par le brouillard.

    De la série des fruits (série à voir ici), cette huile possède les mêmes rondeurs, ainsi que l'agencement général de la toile, accumulation de formes charnues presque indépendantes les unes des autres, même si ici, elles sont unies par de fines tiges blanches. Un agencement identique à celui de la toile inventoriée sous le N° 339, par exemple, et qui a été peinte exactement à la même période, avec ce titre laissé par Yves Juhel : "fruits".

    Ici encore, chaque boule porte un minuscule point jaune. Cœur de la fleur ? Style ou pédoncule du fruit ? Sur ce point aussi, l'artiste laisse planer l'ambiguïté. 

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (223) : deux cochons bleus

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    N° d'inv. 474. Prix : nous contacter. Photo : O. D.

     

    Les premières œuvres d'Yves Juhel de l'année 2002 datent seulement de fin juillet. Entre l'été 2001, et sa grande série animalière, et ce milieu de l'été 2002, rien. Ce qui ne signifie pas nécessairement que l'artiste n'a rien peint. Peut-être a-t-il détruit ce qu'il avait réalisé ? Ou peut-être encore ses travaux figurent-ils dans la longue liste des œuvres, réalisations inachevées, esquisses et autres dessins non datés qu'il a laissés ?

    Toujours est-il que fin juillet 2002, il reprend sur la même thématique animalière, très certainement à l'occasion d'un de ses longs séjours en Corse. Toutefois, les premiers jours, l'artiste semble chercher la bonne idée. Il peint quelques gouaches, il dessine quelques esquisses d'animaux. Trois gouaches (peintes sur papier au format 50x65) sont ainsi datées du 1er août 2002, à l'image du mouton aux reflets mauves (N° 569) ou de ce duo de cochons.

    Cette truie et son porcelet ont sans doute été croisés par l'artiste  dans les environs de son village de Moïta. Leurs contours ont été dessinés au fusain. Le bleu des animaux et le vert figurant leurs ombres sont très dilués.

    Quelques jours plus tard, vers la mi-août, Yves Juhel trouvera enfin le fil à suivre, et lancera une de ses séries majeures : un belle galerie de portraits animaliers (Voir ici). 

    O. D.

  • L'œuvre de la semaine (222) : le chien tout penaud

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    N° d'inv. 381. Prix : nous contacter. Photo O. D.

     

    Le 13 juillet 2001, Yves Juhel peint sur papier (50x65) six chiens (ou cinq chiens et une panthère ?), mêlant aquarelle et encre, à l'image de ceux inventoriés sous les N° 382 et 652. Cette série en précédera une autre, datant de fin août 2001, et composée de gouaches, d'huiles et de fusains.

    Dans cette série de juillet, les contours des animaux sont dessinés à l'encre, d'un trait tout en mouvement. Assis, voûté, penaud, on ne sait si ce chien exprime la crainte ou la sérénité, le regard étant vide. Ici, le gris de l'aquarelle donne leur couleur aux taches qui parsèment sa robe.

    O. D.